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Une communication citoyenne

, par Martine Paulet

La communication est un secteur stratégique fondamental pour la démocratisation et la participation de la société civile.

Communication et mondialisation libérale font bon ménage ! Privatisation et concentration homogénéisent les médias dont la seule mission n’est plus que de vanter les mérites de la société de consommation. Est-ce le modèle de communication que nous voulons ? Un modèle où diversité et démocratie sont absentes ? Les résistances pour une autre communication s’organisent donc un peu partout dans le monde autour des médias et des mouvements sociaux qui se rejoignent. Objectif : promouvoir et encourager la démocratisation et la participation active de la société civile. Parce-que les populations sont elles-mêmes productrices de contenu, et pas seulement réceptrices et consommatrices d’une information privatisée, aseptisée et s’adressant à une élite sélectionnée (principalement des hommes, blancs et du Nord). Pour construire une société de l’information diverse, transparente, participative et solidaire, quelques principes simples : diffuser l’information citoyenne par tout types de médias. Radio, internet, télévision ou presse écrite représentent autant d’outils de mutualisation et de partage des connaissances et des expériences. Les conférences régionales ou internationales, les lieux de débat s’inscrivent également dans la création et la production d’une information plurielle qui prend en compte l’équité entre les genres et les différentes perspectives régionales et culturelles.

Des actions communes

La communication crée elle-même sa place eu sein de ces diverses rencontres : le Sommet des peuples des Amériques à Québec en 2001 a intégré un Forum des Communications qui déclare que « le Droit à la Communication doit être reconnu comme un droit humain par la société civile, mais également par les gouvernements et les institutions internationales ». Le Forum social mondial de Porto Alegre en 2002 a permis l’organisation d’un séminaire sur communication et citoyenneté ou « l’appropriation et les contrôle des technologies de l’information et de la communication par la société civile ». Ses recommandations : « promouvoir l’information comme un bien public mondial , défendre les libertés civiles contre l’usage tentaculaire de la technologie pour le contrôle et la surveillance et encourager et créer du contenu pour les médias respectant pluralité et diversité d’expression ». Des équipes de médias alternatifs couvrent également régulièrement ces manifestations en mutualisant leurs savoir-faire.

Une organisation mondiale

Des rendez-vous institutionnels offrent une tribune particulière pour promouvoir cette vision de la communication à un public plus large. Le Sommet mondial sur la société de l’information organisé par l’Onu à Genève en 2003, puis à Tunis en 2005 permet ainsi aux multiples plateformes rassemblant médias et mouvements sociaux de s’organiser autour de ces étapes : Cris (Communication rights in the information society) au niveau international, Apc, les Pénélopes ou Iwtc pour les féministes, Global CN pour les réseaux de l’internet citoyen, ainsi que des groupes de réflexion nationaux.

P.-S.

Martine Paulet, juin 2002

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