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Afghanistan

Quand bombe rime avec drogue

, par Joëlle Palmieri

En 2000, les taliban ont interdit la production de l’opium en Afghanistan, sur les bons conseils du Programme de Contrôle des drogues des Nations Unies (UNDCP). Mais, avant cette décision, le pays produisait plus de 70% de tout l’opium collecté dans le monde… et à peu près 80% des produits dérivés, c’est-à-dire, l’héroïne, en direction des marchés européen et américain du Nord. La production afghane représentait ainsi un tiers de la production globale estimée à 500 milliards de dollars. De fait, le commerce de drogue représente des intérêts financiers colossaux et influence très sérieusement la politique étrangère américaine. Les bénéfices du narcotrafic transitent effectivement par les banques de l’Ouest et une partie des revenus revient directement à la CIA qui continue de protéger le commerce asiatique et latino-américain. Pas question de développement durable ou de commerce équitable, peu de bénéfices reviennent aux Afghans ! Mais là ne s’arrête pas la perversion. Outre la réouverture des pipelines de pétrole de la mer Caspienne, les bombardements de l’Afghanistan ont permis de rétablir le trafic de drogue, sous la haute surveillance de la CIA. Immédiatement après l’installation au pouvoir de Hamid Kharzai, le marché de l’opium a pris un nouvel essor augmentant de 657% ! 7606 hectares sont cultivés. Au lendemain du 11 septembre, le prix de l’opium a décuplé. Sans commentaire.
http://globalresearch.ca/articles/CHO205B.html Source : Michel Chossudovsky, Centre for Research on Globalisation (CRG)

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