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SOS vie privée

, par Joëlle Palmieri

Lettre ouverte à tous les chefs de gouvernements et à tous les Parlements de L’Union européenne
Date limite : 1er juilet 2002
Restent 659 heures et 31 minutes
Le Parlement européen a décidé, contre la déclaration fondamentale de la directive sur la protection des données et les recommandations du comité pour les droits civiques du Parlement : Oui à la collecte de données sans preuve.
Les États membres sont donc habilités à introduire des lois sur la collecte de données numériques issues des réseaux, en contradiction évidente avec la directive européenne sur la protection des données.
C’est pourquoi nous adressons cette lettre ouverte à tous les membres des parlements nationaux, ainsi qu’aux gouvernements des États membres de l’UE. Comme le Parlement européen ne respecte pas l’esprit de sa propre directive sur la protection des données, nous attendons des membres des parlements et des gouvernements des États membres de l’UE qui agissent comme un correctif nécessaire.
La méta-information individuelle, extraite de données de communication évaluées, fournit des informations sur nos comportements communicationnels, nos centres d’intérêts personnels, les endroits où nous nous rendons, nos orientations sexuelles, nos préférences et nos points de chute.
Aucun État n’a le droit de conserver ainsi des données intimes sur ces citoyens sans preuves, avec pour seul argument une application plus facile de la loi.
Nous demandons que la conservation des ces données par les autorités censées faire appliquer la loi soit limité par des mandats ou par les autorités légitimes, et ce sur la base du cas par cas uniquement. Ceci devant être fait avec adéquation et à une échelle limitée, en accord avec la Convention européenne des droits de l’homme, la Charte européenne des droits fondamentaux et les décisions de la Cour européenne.
Si les droits démocratiques sont sacrifiés à la quête de la sécurité, la liberté périra également.
La collecte systématique et préventive de toutes les données de communication électroniques signifie la fin du plus important des droits dans une démocratie : le droit à la vie privée, à la liberté de parole et à la présomption d’innocence.
Nous, les soussignés, demandons aux membres des parlements et aux gouvernements de remplir leur mission de représentants du peuple.
Il faut considérer l’intérêt et la liberté des individus comme plus importante qu’une hypothétique simplification du travail des autorités chargées d’appliquer la loi.
Sincerely
Bien cordialement

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