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France : autorité parentale - suite

jeudi 4 avril 2002, par Dominique Foufelle

La loi relative à l’autorité parentale proposée par Ségolène Royal a finalement été votée par l’Assemblée nationale. La Fédération Nationale Solidarité Femmes, soutenue et informée par le Collectif masculin contre le sexisme (Québec), qui estimait les amendements du Sénat insuffisants, a pourtant dénoncé les dangers de cette loi pseudo-égalitariste, et en particulier de la garde alternée, de la médiation imposée, et demandé que soit prise en compte la violence des pères, cause de nombreux divorces. Ce fléau et ses répercussions évidentes sur les enfants, ont pourtant été soulignés par le rapport du Professeur Henrion, mais qui n’a à aucun moment été évoqué dans les débats parlementaires : "La violence dont l’enfant est témoin a les mêmes effets sur lui que s’il en était victime (..) Le risque pour les enfants de mères violentées d’être eux-mêmes victimes est de 6 à 15 fois plus élevé (Rosalind et coll. 1997)", in rapport Henrion, 2001, p 17. Il a été reproché à la Ministre de la Justice, Mme Ségolène Royal, d’avoir obéi démagogiquement aux revendications déplacées du groupe de pression (minoritaire !) des pères divorcés/séparés. Il est d’ailleurs symptomatique que les débats parlementaires à l’Assemblée n’aient convié que des associations (et pas les plus modérées !) de revendication paternelles et masculines : ce point constitue une grave entorse à l’exercice de la démocratie.

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