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La question du voile : une hystérie politique - II

samedi 31 janvier 2004, par Dominique Foufelle

Dans L’Ancien Régime et la Révolution, Tocqueville écrit : "En politique, la peur est une passion qui s’accroît souvent aux dépens de toutes les autres. On a volontiers peur de tout quand on ne désire plus rien avec ardeur"(Ed. Gallimard, 1953, vol.II, p.280). De fait, comment émouvoir un people aussi désenchanté et blasé que le nôtre, sinon en le faisant périodiquement trembler devant des périls imaginaires ? Le procédé est d’autant plus efficace que, comme l’observe de son côté Guizot (Mémoires, éd. Paléo, 2003, vol. II, p.18), "Les hommes sont ainsi faits que les dangers chimériques sont pour eux les pires ; on se bat contre des corps ; on perd la tête, soit de peur, soit de colère, devant des fantômes."

La neutralisation du problème initial


Il faut cependant relever ici une différence essentielle entre l’hystérie individuelle et l’hystérie collective. Dans la première, le problème initial est proprement refoulé dans l’inconscient, et le problème de substitution occupe désormais seul le devant de la scène. Une telle occultation ne peut se produire à l’échelle de la communauté, ne serait-ce que parce qu’il n’y a pas d’inconscient collectif ; le problème initial continue donc d’attirer l’attention par ses effets, et il reste toujours quelques observateurs épargnés par l’hystérie pour rappeler son existence. Dans l’hystérie collective, il y a donc moins refoulement que neutralisation, selon ce que j’appellerais volontiers la technique du "coup de chapeau donné en passant" : le problème initial est certes évoqué, mais un artifice rhétorique vient bientôt le mettre en quelque sorte entre parenthèses, et le discours peut alors se tourner vers le problème de substitution et poursuivre son cours comme si de rien n’était.

De cette technique et de sa mise en œuvre, le rapport Stasi nous offre un véritable cas d’école. Bien loin de passer sous silence les difficultés de l’intégration, il nous en propose une description très précise et très pertinente. Il note très justement qu’en raison de son contexte urbain, le repli communautaire est davantage subi que voulu, et il caractérise fort bien la démarche qui consiste à transformer le stigmate en emblème, selon l’adage connu black is beautiful. Au terme de son analyse, le rapport rend un verdict catégorique :
"La laïcité n’a de sens et de légitimité que si l’égalité des chances est assurée en tout point de notre territoire." (p.22, col.6).
Un esprit naïf serait tenté de d’en conclure que, puisque de l’aveu même du rapport, l’égalité des chances est bien loin d’être assurée en tout point de notre territoire, la laïcité n’a pour l’instant ni sens ni légitimité. Las ! pour le rapport Stasi c’est tout le contraire :
"Certaines situations sociales rendent peu crédibles les droits, et de ce fait disposent mal ceux qui en sont victimes à assumer leurs devoirs. Mais on ne saurait s’en prévaloir pour déclarer les exigences de la laïcité illégitimes et renoncer à les affirmer au prétexte qu’existe l’injustice sociale." (p.22, col.5).
Ainsi le tour est joué : l’injustice sociale, dont l’éradication était présentée tout à l’heure comme une condition nécessaire de la laïcité, est à présent métamorphosée en un simple prétexte, que l’on est en droit d’écarter sans autre forme de procès. On peut donc la déclarer hors jeu - et poursuivre son chemin.
S’il faut en croire la commission Stasi, la méthode peut être appliquée en toutes circonstances, car, déclare-t-elle joliment, "la grandeur des principes ne saurait être en aucun cas démentie par la bassesse des pratiques." (p.22, col.5) ; comme la proposition réciproque n’est pas moins vraie - la grandeur des principes n’empêche en rien la bassesse des pratiques -on pourra continuer du même pas de proclamer les principes et d’abandonner les pratiques à leur bassesse : tel était sans doute le résultat visé.
Ainsi s’explique l’extrême pauvreté du rapport Stasi dès lors qu’il s’efforce de formuler des propositions concrètes en matière d’intégration. La commission "souhaite que la politique de lutte contre les discriminations urbaines soit une priorité nationale" (p.23, col.1) ; elle rejoindra ainsi la lutte contre l’insécurité routière, la promotion des handicapés, le combat contre le cancer, la solidarité avec les personnes âgées, la répression de l’insécurité, la réforme de l’assurance maladie et bien d’autres priorités nationales dont la liste peut être allongée d’autant plus généreusement que, de toute manière, les ressources manquent pour les mettre en œuvre. Par ailleurs, nous dit-on,
"La future haute autorité indépendante qui sera compétente à l’égard de toutes les formes de discriminations devra modifier les pratiques et faire évoluer les comportements en matière notamment de racisme direct ou indirect et d’intolérance religieuse." (p.23, col.1).
On songe à la méthode de Descartes telle que la résumait Leibniz : prenez ce qu’il faut, faites comme il convient et vous obtiendrez ce que vous cherchez. De quels moyens la haute autorité sera-t-elle dotée ? Agira-t-elle par la persuasion ou par la contrainte ? Aura-t-elle un pouvoir de sanction ? Qui la représentera sur le terrain ? Disposera-t-elle d’un personnel propre ? Qui aurait été heureux de recueillir sur ces points l’avis de la commission Stasi attendra une autre occasion.

Des principes aseptisés


Le réel ainsi écarté, le discours peut désormais se maintenir dans la sphère éthérée des grands principes. La mobilisation à tout propos de ceux-ci est une spécialité reconnue de la rhétorique politique française, et le rapport Stasi ne déroge pas à la règle : la liberté de conscience, l’autonomie de la personne, l’esprit critique, la tolérance, l’égalité des chances et celles des sexes, la laïcité de l’école et de l’Etat, toutes les grandes valeurs de la République sont au rendez-vous, à la seule exception - pas tout à fait innocente - de la fraternité. Mais encore faut-il que l’exaltation des principes ne réintroduise pas, si j’ose dire, par la fenêtre, une réalité que l’on a pris grand soin de chasser par la porte. Le risque n’est pas négligeable, car lorsqu’on affirme un principe, on est tôt ou tard amené à évoquer sa traduction dans les faits. Ainsi s’explique une nouvelle caractéristique du rapport Stasi, très représentatif, ici encore, de l’argumentation commune des partisans d’une loi contre le voile. En un premier temps, on invoque un principe auquel on attribue une valeur absolue et une portée universelle, mais en un second temps on en limite strictement l’application au seul cas du voile islamique à l’école publique, à l’exclusion de tout autre objet, situation ou circonstance.
Parmi les adversaires du voile, beaucoup soulignent qu’il est un symbole provocant de l’oppression et de l’humiliation des femmes, et qu’à ce titre on ne saurait le tolérer dans notre République. "Objectivement, déclare par exemple Bernard Stasi à Ouest France , le voile traduit l’aliénation des femmes" ; "objectivement", c’est-à-dire pris en lui-même, indépendamment du statut, des sentiments et des convictions de celles qui le portent. Mais s’il en est ainsi, le voile devrait être interdit, non seulement à l’école publique, mais partout, à toutes et en toute circonstance : à l’université, dans l’entreprise, dans les transports, dans la rue, sur les marchés, etc. En particulier, j’y reviendrai, ne faudrait-il pas l’interdire dans les écoles privées sous contrat, qui sont financées par la République et qui, au dire même de la loi, concourent au service public ? Par ailleurs, ne devrait-on pas se demander ce que signifient d’autres voiles, non islamiques ceux-là, comme par exemple les cornettes portées par certaines religieuses catholiques. Bien entendu, les adversaires du voile n’ont jamais envisagé de généraliser ainsi l’interdiction qu’ils proposent, mais on peut du même coup se demander dans quelle mesure ils adhérent vraiment au principe qu’ils proclament.
La question est d’autant plus pertinente que d’autres symboles manifestes de la dégradation des femmes - la publicité sexiste ou l’industrie pornographique par exemple - sont bien loin de susciter des débats aussi passionnés, et que ceux qui ont suggéré de les interdire par la voie législative ont été aussitôt stigmatisés comme des partisans attardés de l’ordre moral.
D’autres adversaires du voile se fondent sur le principe de laïcité pour exiger que tous les signes d’appartenance religieuse soient proscrits dans l’école publique, mais ici encore il est clair que seul le voile est visé, la mention des grandes croix et des kippa étant une fausse fenêtre qui ne trompe plus personne. Mais de nouveau, pourquoi s’en tenir aux seuls signes vestimentaires ?
La commission Stasi se félicite que "les administrations prennent en considération davantage que par le passé les interdits alimentaires liés aux convictions religieuses" (p.21. col.2). Pourtant le refus de partager le repas commun n’est-il pas un signe d’appartenance au moins aussi "ostensible" que le port du voile ?

Par ailleurs, pourquoi n’interdire le voile que dans l’enseignement public ? Dans un récent débat, Jack Lang rappelait que, depuis la loi Debré de 1959, les établissements privés sous contrat remplissent une mission de service public et "doivent accueillir tous les enfants, sans distinction d’origine, d’opinion ou de croyance […] dans le respect total de la liberté de conscience" ; c’est précisément pour cette raison qu’ils bénéficient du financement de l’Etat. Mais s’il en est bien ainsi, pourquoi seraient-ils dispensés d’appliquer une laïcité qui doit être la règle dans tout le service public ? De son côté, le rapport Stasi souligne que les "obligations de neutralité" qui s’imposent au service public "devraient être mentionnées dans les contrats conclus avec les entreprises délégataires de service public ou celles concourant au service public" (p.23,col.3). Si vous vous imaginez que cette dernière formule inclut les écoles privées sous contrat, détrompez-vous vite : pour Jack Lang comme pour les auteurs du rapport Stasi, les principes de laïcité et de neutralité ne s’appliquent pas à ces établissements, du fait de leur "caractère propre". Bien mieux, le rapport Stasi les considère comme la véritable garantie de la liberté religieuse :
"L’existence d’un enseignement confessionnel sous contrat d’association avec l’Etat permet que s’affirme pleinement la liberté religieuse avec la prise en compte du caractère propre de la religion ;" (p.19, col.4).
Du coup le rapport souligne qu’ "aucune disposition juridique ne s’oppose à la création d’écoles musulmanes" (p.19,col.4), et il assure d’un revers de plume que "l’argument selon lequel la loi pourrait favoriser l’enseignement privé n’est plus dirimant", puisque "certains parents musulmans préfèrent déjà recourir à l’enseignement catholique pour que leurs enfants y bénéficient d’un enseignement des valeurs religieuses" (p.23, col.5).
N’est-ce pas suggérer que la question du voile pourrait trouver une réponse acceptable par la multiplication d’écoles confessionnelles musulmanes sous contrat, où le port du voile, serait, non seulement autorisé, mais prescrit, au nom du "caractère propre" de ces écoles ? Quant aux effets qu’une telle solution produirait sur l’intégration des jeunes filles concernées, la commission, semble-t-il, n’a pas jugé opportun de s’interroger sur ce point.
De même, le rapport Stasi se garde bien de mettre en question le statut de l’Alsace et de la Moselle concordataires. Comme ces trois départements font effectivement partie de la République française, on voit que cette dernière sait pratiquer sa laïcité de bien des manières différentes, et qu’elle ne dédaigne pas à l’occasion de faire largement place aux particularismes. La commission Stasi ne voit là rien d’anormal :
"La commission estime que la réaffirmation de la laïcité ne conduit pas à remettre en cause le statut particulier de l’Alsace-Moselle, auquel est particulièrement attachée la population de ces trois départements." (p.22, col. 6). Que l’attachement d’une population suffise à justifier une dérogation à la loi commune est un argument étrange dans un texte tout entier consacré à la dénonciation du communautarisme… Bien qu’elle ne l’ait pas explicitement précisé, il apparaît donc que, pour la commission Stasi, l’Alsace et la Moselle ne devraient pas être concernées par une loi interdisant les signes religieux à l’école.
Au total, entre les principes universels et absolus dont on se réclame et l’application très limitée dont on se contente, il y a un hiatus qui doit être expliqué. Certains parlent de cynisme ou d’hypocrisie. A mon sens, l’essentiel est ailleurs. Encore une fois, l’hystérie est une affection pathologique, et les inconséquences relevées ne sont que les symptômes de cette affection. La communauté hystérique éprouve un besoin compulsif de se réciter ses principes et ses valeurs, pour se rassurer et réaffirmer la représentation qu’elle se donne d’elle-même. Mais il ne s’agit pas pour autant d’accepter la confrontation avec une réalité ressentie comme pénible, dangereuse ou hostile : si la mise en œuvre des principes semble conduire à cette confrontation, on y renoncera sans hésiter. Quel est le gouvernement qui, au nom de la cohérence laïque, envisagerait de remettre en cause le statut de l’Alsace-Moselle ou la loi Debré de 1959 ? Ici, quelles que soient les déclarations d’intention, le principe d’opportunité reprend tous ses droits, et le souci de la rigueur logique a tôt fait de s’effacer devant une aspiration bien compréhensible à la tranquillité. Rien là que de très naturel ; simplement, ne serait-ce que pour éviter de troubler les âmes candides, on aurait peut-être dû se montrer moins catégorique dans l’énoncé des principes…

La loi et ses effets


On peut enfin s’interroger sur la portée et les conséquences exactes de la loi proposée. Concernant l’école, qui est au cœur du débat, on en connaît la disposition principale : "Sont interdits dans les écoles, collèges et lycées les tenues et signes manifestant une appartenance religieuse ou politique […] Les tenues et signes religieux interdits sont les signes ostensibles…" (p.23, col.4).Par un étrange remords, le rapport assure dès le paragraphe suivant qu’ "il ne s’agit pas de poser un interdit" (p.23,col.4) : bel exemple de dénégation freudienne, dans laquelle on nie haut et fort ce que l’on veut précisément affirmer…Mais si ! Il s’agit bien de poser un interdit, et on peut essayer d’en mesurer les effets.
Tout d’abord, la loi est supposée apporter aux enseignants et aux chefs d’établissement une règle claire qui leur permette de trancher sans hésiter les cas litigieux. Sur ce point, les discussions que provoquent d’ores et déjà l’interprétation du terme "ostensible" et la détermination de la frontière exacte entre l’ostensible interdit et le discret autorisé ne sont guère rassurantes, et il faudra sans doute attendre quelques décisions du Tribunal Administratif et un arrêt du Conseil d’Etat pour qu’une jurisprudence soit fixée.
Enumérant les "difficultés" de la situation qui prévalait depuis 1989, le rapport Stasi souligne de façon un peu étrange que "l’adoption d’une démarche au cas par cas supposait la possibilité pour les chefs d’établissement de prendre des responsabilités." (p.19, col.6). Il n’est pas sûr que la possibilité pour un chef de prendre des responsabilités puisse être considérée comme une difficulté, et j’y verrais plutôt pour ma part la définition même de sa tâche ; mais quoiqu’il en soit, les chefs d’établissement ne seront pas déchargés de tout souci en la matière, puisque le dialogue et la médiation devront demain encore précéder la sanction.
Cependant la loi ne sera pas inutile : selon toute vraisemblance, les exclusions se feront un peu plus nombreuses et plus expéditives. A deux reprises, la commission Stasi s’alarme dans son rapport du développement de la déscolarisation (p.21, col.5 ; p.23, col.6), mais si ses propositions sont retenues, elle aura incontestablement contribué elle-même à l’aggravation du phénomène qu’elle dénonce.
Par ailleurs, la commission Stasi s’est déclarée sensible au drame que vivent les adolescentes et les jeunes femmes issues de certaines cités, et l’on ne peut ici que lui donner raison. Mais en quoi l’interdiction du voile à l’intérieur de l’école transformera-t-elle la vie dans les cités ? Elle constituera, nous dit-on, un "signe fort" à l’adresse des "groupes islamistes" (p.23, col.4) ; à mon sens, elle leur permettra bien plutôt de dénoncer l’atteinte ainsi portée à la liberté des croyantes, et de souligner que l’intolérance des pouvoirs publics rend illusoires les efforts des musulmans modérés pour adapter l’islam à la République.
Au total, la future loi n’apportera guère de changements effectifs, et il n’y a pas lieu de s’en étonner, puisque pour l’essentiel elle sera qu’un exercice de "gesticulation" politique. Sur le problème de l’intégration, sur celui de l’égalité des sexes, elle n’aura aucune influence, car -il faut le redire- les progrès qui peuvent intervenir dans ces domaines ne dépendent que très peu de la loi. Quant à la question du voile, elle ne disparaîtra pas par un coup de baguette magique, même si elle perdra sans doute un peu de son acuité, ne serait-ce que parce qu’elle n’occupera plus le devant de la scène médiatique.

Beaucoup de bruit pour pas grand chose, alors ? Pas tout à fait. Imaginons un hystérique dont la phobie porte sur les salissures corporelles : sous l’empire d’une impulsion irrésistible, il se lave les mains cinquante fois par jour. Ce rituel le protège contre son angoisse intérieure, mais en outre, chaque fois qu’il l’accomplit, il se procure un moment de répit qui lui vaut un soulagement provisoire. C’est exactement ce qui va se produire avec l’interdiction du voile. La loi interviendra au terme d’un débat prolongé ; au cours de ce débat, beaucoup auront changé d’avis, ce qui est, nous dit-on, la preuve d’une discussion ouverte et sans a priori ; comme, jusqu’à présent au moins, toutes les évolutions ont eu lieu dans le même sens - du refus vers l’acceptation de la loi - j’y verrais plutôt l’indice que l’hystérie est redoutablement contagieuse. A l’arrivée, hommes politiques, journalistes et intellectuels venus de tous les horizons auront - une fois n’est pas coutume - communié dans la même célébration des valeurs républicaines. De tels instants d’unanimité et de fusion sont rares, et ils sont déjà en eux-mêmes une récompense. En outre, face aux forces obscures qui rôdent autour de nous, les adversaires du voile auront le sentiment d’avoir vaillamment combattu pour la pensée libre et pour la cohésion nationale. Bref, le vote de la loi leur apportera de grandes satisfactions ; ce sera son résultat le plus clair, mais il ne serait pas convenable de le dédaigner.
Certes, ce résultat se paiera d’un certain prix, mais seuls les sceptiques s’en soucieront, et ils admireront que, pour l’atteindre, il ait fallu, au nom de la liberté et de l’intégration, voter une loi dont l’effet le plus direct sera d’interdire et d’exclure.

P.S. Je ne fais pas état du discours prononcé le 17 décembre par le Président de la République, car il n’apporte rien de nouveau par rapport aux conclusions de la commission Stasi, et fait jouer les mêmes ressorts qu’elle : hommage appuyé, mais sans conséquences, aux grands principes, stricte limitation de leur application. La seule originalité du Président est d’avoir renoncé à quelques-uns des ingrédients que la commission Stasi avait imaginés pour "dorer la pilule" aux musulmans.

P.-S.

Emmanuel Terray – janvier 2004

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