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Pas de révolution au 3e Forum Mondial de l’Eau à Kyoto

lundi 31 mars 2003, par Manue

« L’eau douce est une ressource précieuse et limitée essentielle au développement durable, à la croissance économique, à la stabilité sociale et à la réduction de la pauvreté ». Tels sont les mots d’introduction de la déclaration finale signée par 96 pays au 3e Forum Mondial de l’Eau qui s’est tenu à Kyoto, Japon, du 16 au 23 mars dernier.

Le Forum s’organisait autour de 300 conférences et séminaires portant sur des questions thématiques et/ou régionales, ainsi que d’une session ministérielle et d’une session parlementaire. La 3e édition de ce forum était davantage tournée vers l’action que les précédentes, le comité organisateur ayant au préalable rassemblé et compilé 3000 projets et études de cas dont certains ont été présentés durant le forum.
Comme à Johannesburg en septembre dernier, la pauvreté a été identifiée comme le fléau numéro 1 intimement intriqué aux problèmes de ressources en eau à l’échelle mondiale. C’est pourquoi la lutte contre la pauvreté doit passer par le développement d’infrastructures d’approvisionnement d’eau potable et de traitement des déchets dans les régions les plus pauvres. Mais comme à Johannesburg encore, le texte ne dit pas comment mettre en oeuvre les objectifs fixés et n’est de toutes facons pas de nature contraignante. Cela a été également pointé dans le récent rapport de l’Onu sur l’eau dans le monde, gouvernance et volonté politique sont des facteurs clés dans les problématiques de raréfaction, de pollution et de gestion des ressources en eau. Mais le droit d’accès à l’eau n’a toujours pas été élevé au rang de droit humain fondamental comme le demandaient un certain nombre d’organisations. Tandis que le débat public / privé est allé bon train, sans trouver de consensus...
La diversité des parties prenantes (différentes catégories d’usagers, autorités locales, entreprises distributrices, etc.) est cependant un fait maintenant reconnu et, chose nouvelle, l’approche participative a été clairement avancée comme une solution pour améliorer les politiques locales ou régionales de gestion de l’eau. Ce progrès est en partie le fait d’organisations de femmes telles que l’Alliance Genre et Eau, REDEH, WECF, WEDO, etc. qui travaillent à l’intégration de la perspective de genre dans l’analyse socio-économique et militent pour une plus grande représentation des femmes et autres catégories ’silencieuses’ dans les projets de développement. Plus d’infos sur le site du Forum

P.-S.

Emmanuelle Piron, 25 mars 2003

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