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Pour une globalisation de la solidarité

jeudi 26 décembre 2002, par Joëlle Palmieri

Réunie à Dakar du 14 au 20 décembre 2002, la vingtaine de membres du Comité international de liaison du Réseau inter-continental de promotion de l’économie sociale solidaire a successivement mesuré, par des visites de terrain, l’étendue de l’économie solidaire au Sénégal, puis entamé ses travaux vers une plus grande visibilité du secteur.

Une Mexicaine, un Péruvien, un Brésilien, un Américain, un Canadien, cinq Québécois-es, une Guinéenne, un Rwandais, un Camerounais, une Française et une dizaine de Sénégalais-es se sont retrouvé-es du 14 au 20 décembre 2002 à Dakar pour asseoir leur stratégie de visibilité internationale de l’économie sociale et solidaire, en rupture avec le néo-libéralisme. Prochaine étape : les 3e rencontres de la globalisation de la solidarité dans la capitale du Sénégal en 2005, volontairement implantées dans un pays du Sud. Entre-temps, un long processus d’identification et de cartographie internationales des acteurs et réseaux va permettre l’émergence et la mise en lumière de pratiques économiques solidaires, résolument en lien avec le développement local et en réponse à la demande sociale. Commerce équitable, consommation responsable, finances solidaires, monnaies sociales, modes de gestion coopératifs et mutualistes… composent la panoplie de ce réseau mondial, nommé Réseau inter-continental de promotion de l’économie sociale solidaire, doté depuis octobre 2001 (2e rencontres de la globalisation de la solidarité à Québec) d’un Comité international de liaison (Cil). Après trois jours de visites de terrain à Dakar, Pikine, Diender, Mboro, Thiès, Lompoul, Sangalkam, Bambey, Touba, Diourbel, qui ont permis de mieux connaître des pratiques locales (mutuelles de crédit, coopératives agricoles et forestières…), mais aussi une identification des mouvements sociaux investis dans cette démarche commune (comme l’Unacois/Def – Union des commerçants et industriels sénégalais), la Cil poursuit ses travaux sur ses modes de fonctionnement et axes stratégiques, et proposera, pour conclure, un débat public le 20 décembre avec les mouvements présents à Dakar. Ainsi réseaux communautaires, de coopératives, mutualistes, syndicalistes et universitaires auront pu confronter pratiques et analyses et, d’ores-et-déjà, engager très concrètement des coopérations Nord/Sud et Sud/Sud.

P.-S.

Joëlle Palmiéri - décembre 2002

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