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Sommet de Johannesburg, un bilan non exhaustif

lundi 30 septembre 2002, par Manue

Le sommet de Johannesburg se devait, en principe, d’assurer la continuité du processus entamé à Rio en 1992. Le premier Sommet de la Terre avait marqué un bond en avant dans la prise de conscience des problèmes planétaires et de leurs intrications. L’Agenda 21, texte issu de Rio, jetait les bases du développement durable à l’échelle de la planète, articulait les problématiques et fixaient les objectifs à suivre. Dix ans plus tard, Johannesburg devait confirmer les engagements de Rio et proposer les mécanismes de mise en œuvre dans deux textes fondamentaux : une déclaration politique et un plan d’action, ce dernier devant être doté de calendriers et de budgets précis. Mais entre Rio et Johannesburg, le rouleau compresseur de la mondialisation néolibérale, se dotant d’une légitimité supranationale par la création de l’Organisation Mondiale du Commerce, a passe la vitesse supérieure pour aplatir la planète. Et la nature, avant d’être respectée, commença d’être vendue à tout va. Aussi visionnaire que fut le Sommet de Rio en 1992, il n’avait pas anticipé cette toute-puissance du commerce, aujourd’hui âprement discutée, mais tout de même signée par 144 pays. Ainsi pris dans la nacelle d’une pensée unique uniquement tournée vers l’économie, et comme le processus de préparation l’annonçait, le plus grand sommet jamais organisé par l’ONU ne pouvait que décevoir, et il a déçu.

Lire les breves et qui suivent et sur Mediasol le dossier « Jour après jour, le sommet de Johannesburg » réalisé par nos chères envoyées de l’Apress à Jo’burg

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