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Lutte contre le trafic des femmes : un collage d’actions

lundi 1er janvier 2001, par Nicolas Bégat

Par Joelle Palmieri

Plus de 500 000 femmes et filles de l’ex-URSS, principalement de la Fédération Russe, sont devenues des esclaves sexuelles, prostituées dans plus de 50 pays d’accueil, dont les Etats-Unis. L’ouverture du marché de l’Est renforce le déclin de l’économie, rendant les populations vulnérables. Dr. Anele Heiges, membre de l’Institut MiraMed, qui vise à combattre ce fléau croissant du trafic criminel, explique ses quatre champs principaux d’intervention. Tout d’abord, l’Institut doit travailler à l’échelle mondiale afin de faire adopter de meilleures lois. En ce moment en Russie, explique Anele Heiges,

’des projets de loi se rédigent’

. Une manière de dire qu’il n’existe pas encore de loi. L’éducation est un deuxième champ prioritaire. Afin de donner à la population des compétences professionnelles, plusieurs bénévoles russes, dont des étudiants et des retraité-e-s, enseignent. Il y a des cours d’anglais, d’informatique, de pratique des TIC et d’art en tant que moyen d’expression personnelle. Puis, l’Institut priorise le combat contre le trafic sexuel. Enfin, il a mis sur pied un programme de création d’emplois parce que, comme le dit Anele Heiges,

" s’il n’y a pas de travail, il y a toujours le trafic. "

Dans un programme qui vise à impliquer le public dans son travail, MiraMed a établi un forum de cyberbavardage (chat) en juin et en septembre 1999, qui a

" permis aux gens de rompre le silence qui entoure ce problème "

. Le forum a révélé une réelle volonté populaire de résoudre le problème.

" Des témoignages de larmes, de joie, de gratitude... "

Quelques policiers se sont impliqués. Aujourd’hui, Anele Heiges demeure optimiste :

" Avec peu de moyens, nous ferons de grandes choses. Au moins, nous rendons le travail des trafiquants plus difficile. "


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