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"Sciences et technologies : pourquoi les filles ?"

lundi 1er janvier 2001, par Nicolas Bégat


Compte-rendu
(26 Octobre 2000, Conservatoire National des Arts et Métiers, Paris)

Colloque organisé par :
le Ministère de la Recherche,
le Ministère de l’Education Nationale (MEN http://www.education.gouv.fr ),
le Ministère de l’Agriculture et de la Pêche,
le Secrétariat d’Etat aux Droits des Femmes et à la Formation Professionnelle, et
l’Association Sciences, Technologies et Société (ASTS http://www.asts.asso.fr/de003.htm ).
Journée animée par Michèle Chouchan.

NB : ce compte rendu, rédigé par une seule personne (sauf la conférence de Michèle Le Doeuff, rédigée par elle-même), n’est que partiel et pourrait contenir quelques inexactitudes dûes à une mauvaise compréhension des propos des orateur-trices ; un compte rendu complet doit être publié en janvier 2001 par l’ASTS.

Préambule des organisateur-trices :

"Dans le cadre de la convention interministérielle du 25 Février 2000 "pour la promotion de l’égalité des chances entre les filles et les garçons, les femmes et les hommes dans le système éducatif", ce colloque se propose de traiter des rapports entre femmes, sciences et technologies.

Il s’agit de comprendre comment peut se créer, dès l’école, une division des savoirs entre les sexes qui contredit le principe de mixité scolaire. Ainsi constate-t-on une répartition très inégale entre les groupes de sexes dans les disciplines scientifiques et technologiques, avec en particulier, une hégémonie masculine dans les sciences dites "dures" — mathématiques, physique — dans les technologies industrielles...

Cette ségrégation qui a de graves conséquences pour la vie professionnelle est un effet de la hiérarchie dans les positions de pouvoir entre les hommes et les femmes dans l’ensemble de la société.

Décrire et expliquer ces phénomènes, mais aussi trouver des méthodes d’action, entre autres de nouvelles pédagogies, pour les combattre à tous les niveaux, seront les buts essentiels de ce colloque.

Ces travaux de sensibilisation se prolongeront par des actions menées pendant l’année auprès des divers acteurs du système éducatif et des jeunes, et dont il conviendra de tirer un bilan dans un an."

Ouverture du colloque : interventions de :


Brigitte Grésy,

Chèfe du Service des Droits des Femmes et de l’Egalité (au Secrétariat d’État aux Droits des Femmes et à la Formation Professionnelle ?) :
Rappelons que la science a longtemps voulu expliquer l’inaptitude des femmes dans ce domaine !
Chiffres et faits : [En France :] Les filles réussissent mieux que les garçons dès l’école primaire, elles redoublent moins, elles sont plus nombreuses à avoir le BAC, elles représentent 56% des effectifs en fac, mais elles ne sont que 42% en Terminale S, elles ne représentent que 36% des effectifs en fac de sciences (contre 33% il y a 30 ans), et à peine 15% des effectifs en écoles d’ingénieur-e-s !
Les hommes ont 2 fois plus de chances d’entrer en fac que les femmes.
Les femmes sont plus au chômage, surtout les jeunes femmes.
Que dire de la nouvelle économie où elles ne sont que quelques % (?) à créer des "startups" ?
La "construction sociale" d’un ingénieur se fait notamment sur la mobilité. Or on constate que plus les ingénieurs ont des enfants, plus ils "grimpent", alors que c’est le contraire pour les femmes.
Les femmes sont souvent un réservoir de temps pour les autres.
Actions : Nous voulons doter la science de toutes les compétences. L’UNESCO et la commission "femmes et sciences" œuvrent dans ce sens.
Il est temps d’adopter une approche intégrée de l’égalité femmes-hommes ("gender mainstream").
3 types de mesures sont envisagés :
- mieux rendre visible la situation actuelle
- mobiliser l’ensemble des acteurs
- tendre vers la mixité (cf. la loi proposée par Catherine Génisson)
Il faut obtenir la mixité des emplois et le partage des tâches.

Jean-Claude Lebossé,

Directeur de l’Enseignement et de la Recherche au Ministère de l’Agriculture et de la Pêche :
Chiffres et faits : Les femmes représentent 59% des effectifs en écoles de vétérinaires, mais elles trouvent moins de travail.
Actions : Nous allons lancer, avec "Demain la parité" (?) une étude qualitative sur le choix des filières en 1ère et en Terminale, puis en classes préparatoires.

Conférence introductive :

- Michèle Le Doeuff, Philosophe, Directrice de Recherche au CNRS, auteure de "Le sexe du savoir" (Flammarion, collection Champs) : fichier RTF.sc_et_f.=MLD
- Claudine Hermann, Professeure à l’École polytechnique, Directrice adjointe du Labo de Physique de la Matière Condensée :
Chiffres et faits : Les filles ont aussi un plus grand nombre de mentions au BAC. L’Association Française des Femmes Diplômées des Universités (AFDU) indique qu’il y a plus de 50% de femmes en écoles de types vétérinaire, biologie et agronomie, mais qu’elles sont moins de 10-20% dans les grandes écoles telles que Polytechnique, les Ponts, les Mines, Supelec, etc.
La proportion des femmes dans la recherche publique et privée est de 40-50% à l’INSERM, en pharmacie, à Pasteur-Paris, mais inférieur à 10% à l’ONERA...
Je demande la publication de statistiques systématiquement sexuées.
L’Europe a produit un rapport sur la situation des femmes en sciences :
- en France, pour atteindre la parité en physique, il faudrait "virer" 1500 hommes !
- une étude en Suède, où les dossiers sont transparents (pas de "CNIL") a montré que dans le système de jugement par les pairs, une femme doit publier 2,6 fois plus qu’un homme pour obtenir le même taux de financement !
- le pourcentage de femmes professeurs de rang A [à l’Université] dans divers pays est, dans l’ordre décroissant :Turquie, Finlande, Portugal (où être prof d’université n’est pas valorisé ; elles sont 50% en maths), ..., France.
- On a demandé aux enfant-e-s de divers pays de dessiner un chercheur scientifique tel qu’elles-ils le voient : c’est un homme, chauve, à lunettes, en blouse blanche... qui ne s’occupe pas de ses enfants. En France, il est, de plus, dessiné de dos !
Actions : Les actions positives passent par l’intégration des 2 genres ("mainstreaming") dans toutes les actions. Des actions pour la promotion des études scientifiques et techniques des filles ont été menées :
- en Suisse : diffusion d’un document "Carrefour des femmes. Passion ingénieures", effort sur l’apprentissage technique féminin, particulièrement internet ;
- au Royaume Uni : le "programme" "Femmes en Science et en Ingénierie" ("WISE") distribue des récompenses aux femmes étudiant l’ingénierie ;
- en Allemagne, qui manque actuellement d’ingénieur-e-s : il existe des cours de formations d’ingénieurs où les femmes sont entre elles, incluant des cours d’humanités ;
- et au Canada.

Intervention d’une participante : le CNAM organise en 2000 une Université de Tous Les Savoirs : les femmes n’y représentent que 10% des intervenant-e-s.

Film "micro-trottoir" : interviews de filles et garçons, enseignant-e-s, chercheur-se-s jeunes et moins jeunes... :
"Oui, les filles sont capables de faire des sciences..."

Table ronde : "L’image des scientifiques : images de la science et des métiers technologiques ; réagir aux obstacles" :

- Michel Weinfeld, Directeur de Recherche, Directeur du Labo d’Informatique à Polytechnique : j’annonce d’emblée que je ne suis pas compétent pour parler, car non sociologue... [Il s’est tout de même exprimé !]
- Hélène Rouch, agrégée de biologie ; Centre d’Enseignement, de Documentation et de Recherche pour les Études Féministes, Université Paris VII :
Chiffres et faits : Un dictionnaire des femmes scientifiques recense 3000 femmes scientifiques de l’antiquité à 1950 (édition US Outledge ?).
Les filles manquent de modèles de femmes dans les écoles et les lycées : pas étonnant, puisqu’il y a une désappropriation du travail des femmes et du savoir par les hommes, qui se les approprient, comme l’illustrent ces exemples :
- Marie Slodowska ("épouse Curie"), prix Nobel en 1903 et en 1911, première femme à occuper une chaire de l’enseignement supérieur, et Barbara MacLintok, généticienne, prix Nobel à 80 ans, n’étaient toujours pas dans le Petit Larousse de 1987 [ni dans le dictionnaire Hachette de 1993, où il est question de Curie (Pierre) et de "sa femme Marie née..."], mais elles sont dans l’édition de 2001.
- Lise Weitler (Berlin) a élaboré une théorie dans le domaine de la radioactivité ; elle a travaillé avec Otto Han, et c’est lui qui a eu le Nobel en 1944.
- Rosaline Franklin, en cristallographie, a effectué des clichés de la molécule d’ADN, mais ce sont les hommes Watson et Grieg qui ont empoché le Nobel ; ils n’ont reconnu leur dette envers Rosaline Franklin que très tard.

- Nicole Mosconi, Professeure en Sciences de l’Éducation, Université Paris X :
Chiffres et faits : si, il y a des modèles, mais ils sont occultés ; les travaux des femmes ne sont pas valorisés. Remarquons comme dans le livre de MLD que quand l’intuition était valorisée en philo, c’était un apanage des hommes.
Dès le CM2, on constate une non confiance des enseignant-e-s dans les capacités des filles par rapport aux garçons.

Question d’une participante : la revue La recherche reflète-t-elle la place des femmes en sciences ?

Intervention :

Roger-Gérard Schwartzenberg, Ministre de la Recherche :
J’ai envie demander : "sciences et technologies : pourquoi PAS les filles ?"
Chiffres et faits : Actuellement, ce sont des femmes qui sont directrices de l’INRA, l’INSERM, le CNRS, et secrétaire perpétuelle de l’Académie française [?].
Les filles ne s’orientent que vers 6 branches professionnelles alors qu’il y en a plus de 30.
Actions : Nous lançons 5 actions, avec le MEN :
- améliorer en amont, i.e. en école, collège et lycées, l’information et l’orientation vers les études supérieures scientifiques, et montrer leur diversité ;
- attribuer plus d’allocations de recherche aux femmes - attirons l’attention de la mission scientifique universitaire sur le fait qu’actuellement, si 4000 allocations de recherche sont attribuées en France, la proportion d’allocations attribuées aux femmes est de seulement 16,3% en maths et informatique, et 20,3% en physique et science pour l’ingénieur ;
- assurer un meilleur équilibre des sexes dans les jurys de recrutement et de promotions ;
- favoriser la création d’entreprises technologiques innovantes par les femmes ("startups") - au concours du Ministère à la création d’entreprise en 2000, le classement a retenu beaucoup plus de lauréats que de lauréates : je demande plus de publicité en direction des femmes pour ce concours ;
- relancer l’ancienne opération "1000 classes, 1000 chercheurs" avec 500 chercheuses.
Conclusions : il faut agir dès le plus jeune âge sur la représentation des rôles des femmes et des hommes, ne pas laisser de différence en science et technologies. Une république n’allant pas vers la parité ne serait pas équilibrée.
N’hésitez pas à faire pression sur nous pour une meilleure égalité des chances !

Propositions :
Claudine Hermann souhaite que les activités du type "1000 classes, 1000 chercheurs" soient valorisées car elles ne sont pas prises en compte actuellement dans les activités des chercheur-ses.

Hélène Rouch propose de confier à l’Académie des sciences une étude sur le sexisme dans les manuels scolaires.

Michèle Le Doeuff [?] propose d’attribuer un prix pour les manuels non sexistes.

Film : Mme Maruani (...) propose que les "doigts de fée des femmes" soient reconnus comme une qualification...


Table ronde : "Les carrières scientifiques et technologiques : en marche vers l’égalité ? Quels enjeux en France et en Europe ? ; Changer les mentalités, partager les pouvoirs"

Christian Baudelot, Sociologue, Professeur à l’École Normale Supérieure :
Chiffres et faits : dans "Les femmes ne sont pas des hommes comme les autres", les 2 auteures indiquent que les femmes n’aiment pas la compétition (violente). Les filles sont éduquées différemment des garçons. Les filles sont meilleures, notamment pour intégrer les normes ; elles manquent de confiance en elles par rapport aux garçons.
Dans leur travail, les hommes sont très attachés à l’argent et qu pouvoir, les femmes à l’intérêt de leur travail. Ils sont très attachés à laisser une trace sur Terre et que les enfants fassent comme eux ou mieux.
Les femmes changent l’ambiance dans le travail...
Elles refusent un engagement à 100% dans la profession...
Remarquons que les citoyen-ne-s ne se plaignent pas qu’il y ait 50% de femmes médecins.

Brigitte Chassagnon, Directrice de la Gestion individuelle à la Direction des Ressources Humaines, Groupe Renault) :
Chiffres et faits : chez Renault, il y a 10 ans, il n’y avait que 10% de femmes ingénieures et cadres ; depuis 2 ans, elles sont 30% en cours de recrutement ; actuellement, elles sont près de 20% (effectif global), la proportion de femmes augmente dans tous les types de métiers (pas seulement les métiers fonctionnels tels que les ressources humaines, mais aussi le technique, les ingénieur-e-s...).
Actions : Une étude sur la rémunération est en cours, les directions demandent un équilibre des sexes dans les candidatures proposées.

Marie-Noël Auberger-Barré, Rédactrice en chef de la revue "Cadre" de l’UCC-CFDT :
Je suis sceptique sur l’assertion "les femmes n’aiment pas le pouvoir".
Chiffres et faits : Le bulletin des cadres a publié l’étude d’un jeune chercheur sur "Y a-t-il un mode de management féminin ?" : les hommes sont plus carrés, autoritaires, les femmes plus collectives, plus humaines. Il n’y a qu’une ou deux filles sur 1500 élèves dans la plus grande école (technique) d’électricité de Paris.


Six ateliers se sont tenus en parallèle l’après-midi, en voici quelques conclusions et propositions d’actions :

Atelier 1 : "Les filles et les mathématiques", avec Véronique Chaveau, Professeure de Maths, Lycée Camille Sée, Paris ; Vice-présidente de l’association "Femmes et Mathématiques" et Nicole Mosconi, Professeure en Sciences de l’Éducation, Université Paris X.
Des témoignages rapportent que certains hommes ne veulent pas de petite amie scientifique.

Atelier 2 : "Quelles spécificités dans l’orientation des filles ?", avec Jeanne Fine, Professeure des Universités en Mathématiques, IUFM, Toulouse, et Françoise Vouillot, Maîtresse de Conférences en Psychologie, Institut National d’Étude du travail et d’Orientation Professionnelle.
Il faut revoir le contenu des programmes scolaires, y compris en technologie, pour aborder des sujets qui intéressent les jeunes filles (et les garçons). Pour éviter les orientations sexistes, il faut atteindre les enseignants, les familles, etc.

Atelier 3 : "Les filles et la formation professionnelle", avec Jean Dorey, Directeur École Centrale, Lyon, et Gilles Moreau, Maître de Conférence, Sociologie, Nantes.
Actuellement, les entreprises veulent recruter des femmes car pour innover, il faut diversifier les profils. Or, on ne forme pas assez de femmes ingénieures.

Atelier 4 : "L’insertion professionnelle dans les métiers scientifiques et technologiques, et la création d’entreprise", avec Patricia Lutse, Présidente Association "Femmes Ingénieures", et Anne-Marie Revco, Directrice adjointe de la Technologie, Ministère de la Recherche, chargée des questions internationales.
Parmi les créations de startups, il n’y a que 2% de femmes. Dans les entreprises, elles sont considérées comme "multi-tâches", capables de travailler en groupe...

Atelier 5 : "Les filles et les nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC)", avec Marie-Claude Gaudel, Professeure d’Informatique, Université Paris Sud, Alain Bourissou, Conseiller technique, Ministère de la Recherche, et Louis Lacas, Délégué aux relations internationales, Groupement des industries de Télécommunications et d’Électronique professionnelle.
Le premier contact avec les NTIC a lieu dans la famille, où l’image perçue est qu’il s’agit de jeux "plutôt pour garçons", avec combats violents.
Il faut des actions du côté de la formation pour améliorer l’orientation, l’image de certains métiers, les contacts avec les chercheur-ses, il faut des modèles pour démystifier...

Atelier 6 : "Y aurait-il d’autres manières d’enseigner les sciences ?", avec Dominique Ferriot, Muséologue, Professeure des Universités et Jean-Marie Bouchard, responsable "Sciences de la vie et de la Terre" - La Main à la Pâte.
Malheureusement, presque rien de constructif n’en est sorti, à cause des querelles concernant notamment La Main à la Pâte dans le primaire. On a rappelé l’existence du CLEA et fait connaître l’association "sciences en jean’s". Les enseignant-e-s ont exprimé leurs difficultés à enseigner les sciences de façon ludique ou à organiser des sorties avec 25 à 30 élèves par classe.
Quelques suggestions intéressantes :
- enseigner en fac la façon dont la physique s’est faite (histoire des sciences) ;
- les filles étant plus mûres à 15 ans, elles sont à la recherche de "sens", elles semblent s’intéresser plus aux sujets tels que le nucléaire, l’expérimentation animale, les OGM, etc.
À propos de "science et genre" : quelle est l’image des sciences, notamment dans les médias ?

Clôture du colloque :

- Mme Travert, en remplacement de Francine Demichel, Directrice de l’Enseignement Supérieur, MEN :
Il y a eu en novembre 2000 une réunion d’une commission au CNESER suite à l’étude sur les femmes dans la recherche et l’enseignement
- Jean-Paul de Gaudemar, Directeur de l’Enseignement scolaire, MEN
- Nicole Bellouret Frier, Rectrice de l’Académie de Toulouse, Présidente du Comité national du suivi et de Pilotage de la Convention interministérielle :
Depuis 1971, il y a plus de bachelières que de bacheliers, plus d’étudiantes que d’étudiants.
Les constats actuels [de la faible proportion de femmes en sciences] sont alarmants du point de vue social et du point de vue économique. Voir le rapport Delavau "La place des femmes dans l’enseignement supérieur".
Dans sa conférence de presse de juin 2000, Jack Lang a exprimé la nécessité d’attirer plus de jeunes vers les sciences dès l’école primaire.
La formation tout au long de la vie est un atout majeur que tous les partenaires de l’Éducation Nationale, y compris les entreprises, doivent prendre en compte.
On doit faire un bilan dans un an.

Une cassette vidéo VHS PAL couleur de 9 minutes extraite du colloque "Femmes et sciences", 3e rencontres scientifiques internationales du CNRS (Gif-sur-Yvette, 3 février 2000) est distribuée gratuitement par la Mission de la communication du MEN - 110, rue de Grenelle - 75007 Paris - fax : 0155553267.

"Prix de la vocation scientifique et technique des filles, pour une égalité des chances entre filles et garçons", pour les filles élèves de Terminale, organisé par :
le Ministère de la Recherche,
le Ministère de l’Education Nationale,
le Ministère de l’Agriculture et de la Pêche,
le Secrétariat d’Etat aux Droits des Femmes et à la Formation Professionnelle
Retrait des dossiers de candidature et renseignements auprès de votre établissement ou de votre délégation régionale aux droits des femmes et à l’égalité.

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