Accueil du site > Ressources > Les femmes en marche vers une paix durable

Les femmes en marche vers une paix durable

samedi 1er décembre 2001, par Nicolas Bégat

Par Andrée Michel

Docteure en sociologie, directrice honoraire de recherche au CNRS, chercheuse indépendante en science sociale, Andrée Michel est spécialiste, entre autres, des questions de paix et de militarisation. Cette communication a été faite dans le cadre du Congrès International « Mères et Paix » du 2 au 4 novembre 2001 à Villeneuve d’Ascq.


Mon postulat de base est qu’une paix durable dans le monde ne peut s’instaurer aussi longtemps que les habitants de cette planète resteront figés, comme ils le sont aujourd’hui, dans une citoyenneté qui ne dépasse pas les frontières du clan, de la tribu, de la nation ou d’une communauté liée au genre, à la culture, à la langue, à la religion, au parti politique, etc. Pour arriver à une paix durable, il faut que la citoyenneté devienne planétaire, c’est-à-dire œuvre à l’avènement d’une société mondiale dans laquelle, l’Autre, c’est-à-dire toute personne ou tout groupe humain qui est localisé au-delà des frontières du territoire ou du groupe humain auquel chacun-e de nous appartient, sera traité comme un-e égal-e en dignité et en droits. Je veux montrer que dans cette démarche, encore peu répandue, vers une paix durable les femmes ont une longueur d’avance sur les hommes

I - conscience planétaire et citoyenneté planétaire, conditions indispensables pour une paix durable

La conscience planétaire n’est pas la citoyenneté planétaire bien que cette dernière suppose la première.
La conscience planétaire est la conscience de ceux et celles qui estiment que la paix est indissociable du respect de tous les droits humains pour tous les groupes de la planète. Ces droits ont été définis par la Charte Universelle des Droits de l’ONU de 1948 et les conventions internationales signées par les Etats. Ils impliquent le droit à la vie, à la dignité et à la liberté, ainsi que les droits économiques, politiques et sociaux (en particulier, droit à la santé, à l’éducation et à la justice).
Cette conscience planétaire repose sur une vérité d’évidence qui concerne tant les individus que les peuples : la frustration entraîne l’agression. Autrement dit, chaque fois qu’une personne ou qu’une minorité ethnique, politique, culturelle ou religieuse, est privée de ses droits et de justice, elle se sent frustrée et cette frustration se transformera tôt ou tard en agression contre le système qui l’opprime ou ceux qui le représentent ou sont censés le représenter. D’où les haines, les règlements de compte, les guerres. Donc, une paix durable exige la satisfaction des droits humains de tous et de toutes.
Cette conscience planétaire est assez répandue dans nos sociétés occidentales, on la trouve dans le discours des dirigeants, hommes politiques et intellectuels, responsables des ONG et des organisations internationales. Comment se fait-il alors que, 50 ans après la Déclaration Universelle, nous vivions encore dans un monde de barbaries marqué par les guerres, civiles ou internationales, les tortures, l’esclavage, la misère, le terrorisme, les dictatures ?

C’est que la conscience planétaire, si elle est nécessaire pour concevoir une paix durable ne suffit pas à l’établir car elle est restée jusqu’ici de l’ordre des vœux pieux. En effet, elle ne peut rien changer si elle ne s’accompagne pas d’une citoyenneté planétaire qui travaille à éradiquer l’ordre injuste actuel.
La citoyenneté planétaire ne se cantonne plus au discours mais elle s’incarne dans un engagement et une politique volontariste, qui vise à réaliser dans les relations humaines à l’intérieur d’une société ou dans les relations étrangères, le respect des droits humains pour tous et toutes, quelques soient leur genre, leurs appartenances culturelles, ethniques, sociales, religieuses, politiques ou autres. Programme vaste et ambitieux mais qui est une exigence pour l’avènement d’une paix durable. Y -a-t-il jamais un espoir de voir cette citoyenneté planétaire émerger à côté du discours sur les droits humains ?

II - Les Etats et la plupart des ONG n’incarnent pas cette citoyenneté planétaire

L’espoir du changement en vue de ce futur ne vient pas des Etats pas plus que de l’ensemble des ONG de la société civile.


A. Les Etats

Les Etats de droit, en particulier en Occident, pratiquent souvent la citoyenneté planétaire à l’égard des populations qui habitent leur territoire mais ils se transforment en Etats de non droit dans leurs relations internationales, où les droits humains des peuples et des individus sont sacrifiés à la real politik et à la raison d’Etat.
Les Etats ne peuvent pas mettre en marche une citoyenneté planétaire durable en raison de leur origine historique et de leurs fonctions traditionnelles. En effet, les Etats nationaux comme les Grands Etats vainqueurs du nazisme, qui avaient souscrit à la Charte Universelle des Droits et qui président aux destinées des organismes internationaux de l’ONU comme le Conseil de Sécurité, définissent leur politique étrangère en fonction d’une conception nationaliste, chauvine, égoïste et raciste (hexagonale pour la France) de leurs « intérêts nationaux ». Sur ce plan, les Etats-Unis qui, de Clinton à Bush junior, déclarent que ce sont les « intérêts américains » qui ont la priorité dans leurs relations internationales sont moins hypocrites que les Etats européens dont le cynisme et l’égoïsme de la politique étrangère sont masqués par la rhétorique redondante des droits humains.
En France, parlons concrètement : le discours des politiques et des hommes de pouvoir dans les médias, l’économie et les multinationales est truffé de référence aux droits humains mais notre Etat de droit et les acteurs de pouvoir continuent à tolérer que seulement 10% des élus du peuple soient des femmes, que les budgets militaires soient en augmentation alors que les crédits manquent cruellement pour les services publics et pour répondre aux besoins de justice, de santé, d’éducation et de sécurité, que notre confort se bâtisse sur les bas prix du pétrole, du café ou du coton payés par les multinationales aux pays affamés du Tiers Monde. Enfin ils maintiennent à bout de bras certains dictateurs sanguinaires, en particulier dans nos chasses gardées de l’Afrique dite francophone parce que l’intérêt de Total-Elf est en jeu, etc.
Donc, malgré la rhétorique, Etat national et de citoyenneté planétaire sont deux catégories antagonistes.

Les Etats et les Accords de Paix
Les Accords de Paix conclus par les Etats ou sous l’égide des grandes puissances ne sont-ils pas porteurs de valeurs susceptibles d’établir une paix durable ? Non car, dans ces accords, la justice est sacrifiée à l’égoïsme et à la loi du plus fort.
Ainsi des Accords de Paix d’Oslo n’ont instauré qu’une paix dérisoire, génératrice de conflits encore plus sanglants, parce que dans ces Accords, l’Etat le plus fort a imposé sa loi et refusé de stopper la poursuite de la colonisation israélienne dans les Territoires Occupés.
Ainsi des Accords de Paix de Dayton, loin de réparer les crimes commis contre les Bosniaques musulmans, ont consacré le droit des grandes puissances à diviser pour régner en établissant la fiction d’une Bosnie-Herzégovine derrière la création de deux républiques distinctes, dont l’une, la république serbe, basée sur le critère ethnique, vise son rattachement à la Serbie et à réaliser ainsi les vœux de Milosevic et de sa clique fasciste de créer « une grande Serbie » aux dépens de la Bosnie-Herzégovine. Cet accord est lourd de menaces d’une guerre civile aussi longtemps que les deux « bouchers des Balkans » (Karadic et Ratko Mladic), ces deux criminels de guerre, ne seront pas arrêtés et jugés et des réparations accordées aux victimes et à l’Etat bosniaques. Si la communauté internationale occupant la Bosnie-Herzégovine refuse de rendre justice au peuple bosniaque, alors ce pays pourrait devenir une nouvelle Palestine au sein de l’Europe.

Pourquoi les Etats sont-ils rebelles au changement ?
Parce que les Etats sont gangrenés par des systèmes beaucoup plus puissants qu’eux, systèmes peu visibles mais terriblement efficaces, les complexes militaro-industriels dont la raison d’être est la production d’armes et les ventes d’armes. Celles-ci sont source de profits, de bakchichs et de pouvoir pour les membres de ces complexes mais de malheur et de souffrances pour les populations déchirées par les guerres. Les Etats ne trouvent pas dans la société civile la résistance qui pourrait faire changer leur soumission ou leur complicité avec les CMI.

B. Les ONG ne jettent pas nécessairement les bases d’une citoyenneté planétaire susceptible de garantir une paix durable.


Dans la mesure où les ONG dépassent les discours conventionnels sur les droits humains pour les réaliser sur le terrain auprès des exclu/es, elles travaillent à l’avènement d’un monde moins injuste, ce qui est facteur de paix. Ainsi lorsque des individus et des groupes participent isolément ou dans le cadre d’ONG à la création d’écoles et de centres de santé dans les régions du monde qui en sont privées, cet engagement va au-delà de l’affirmation des droits de l’Autre à l’éducation et à la santé puisqu’il tente de changer un ordre socio-économique injuste qui prive cet Autre de ces droits.
Ce faisant, cette solidarité planétaire des ONG ne génère pas pour autant une Citoyenneté Planétaire, annonciatrice d’une paix durable si elles ne résistent pas aux facteurs de destruction. Autrement dit, la solidarité planétaire des ONG, liées au Tiers-Monde, étant amputée d’une dimension fondamentale qui est la résistance à un système, qui repose sur la violence, la production, la vente ou l’achat d’armes et la guerre pour pérenniser l’injustice, n’est pas synonyme de citoyenneté planétaire.
Un exemple concret : vous partez construire des écoles ou des puits dans une région démunie du Tiers-Monde, mais votre œuvre de paix et de vie peut être démolie en quelques secondes : il suffit d’une guerre civile ou d’une guerre étrangère pour que les puits soient détruits, empoisonnés ou environnés de mines, pour que ces écoles soient anéanties par les bombardements etc. Pourquoi donc, en vue de participer au développement, ne pas commencer par exiger de l’Etat dont nous sommes citoyen-ne-s l’arrêt des productions et des ventes d’armes ?
Rappelons ici que dans le système international actuel chaque année environ 1.000 milliards de dollars sont dépensés pour le militaire et sont ainsi soustraits aux besoins fondamentaux non satisfaits des peuples alors qu’il y a encore 1 milliard 500 millions de personnes, selon l’UNICEF, qui sont privées d’eau potable, de tout à l’égout et d’électricité...
Mes remarques sont valables aussi pour les grandes associations internationales comme ATTAC par exemple.
Si, en effet, la taxe Tobin pour un meilleur contrôle des flux financiers vise à instaurer une meilleure répartition des richesses, on peut douter que cet objectif soit jamais atteint dans le monde, étant donné qu’Attac n’exerce aucune pression sur les grands Etats dont les productions et les ventes d’armes enrichissent les multinationales de l’armement mais appauvrissent et tuent les populations du tiers-monde. Au contraire, son promoteur, James Tobin a déclaré, au cours d’un colloque international organisé à Paris en 1991 par l’Armée de Terre, qu’on pouvait résoudre la crise qui frappait les industries militaires aux Etats-Unis ( l’Etat américain ayant réduit ses dépenses) par la croissance des exportations d’armes, à condition bien sûr de garder « une avance technologique » sur l’équipement militaire des pays acheteurs. La solidarité internationale d’Attac ne hausse donc pas cette ONG au niveau d’une citoyenneté planétaire garante d’une paix durable.
Il y a déjà 15 ans, la Banque Mondiale estimait que 33% de la dette du Tiers Monde étaient constitués par les achats d’armes.
En résumé, la conscience planétaire des ONG , généralement composées de personnes dévouées, les incite à pratiquer une solidarité planétaire mais, sauf exception, celle-ci ne peut être confondue avec une citoyenneté planétaire génératrice d’une paix durable. Pour y parvenir la solidarité planétaire devrait s’articuler ou s’étayer sur une politique citoyenne de résistance à la militarisation de la planète, ce qui veut dire s’opposer à la fois aux productions, aux ventes et aux achats d’armes et à la résolution des conflits par la violence, qu’il s’agisse de conflits intérieurs ou internationaux.


III Le gender gap (le fossé entre les genres) révèle que le plus grand potentiel pour une paix durable se trouve chez les femmes

Les grandes enquêtes d’opinion publique réalisées depuis plus de 50 ans révèlent que, partout dans le monde où les femmes ont atteint un certain niveau d’éducation, elles sont beaucoup moins favorables que les hommes au règlement des conflits par la violence, aux productions et aux ventes d’armes et qu’elles estiment plus souvent que ces derniers qu’il serait préférable de consacrer ces sommes à la santé et à l’éducation.
Ce gender gap dans les attitudes des femmes sur les hommes se retrouve dans les comportements des femmes qui révèlent que leur citoyenneté planétaire est plus développée que chez les hommes.
Car non seulement elles pensent plus souvent que ces derniers que la violence ne résoudra rien mais aussi elles œuvrent plus souvent collectivement que les hommes pour une solution négociée en cas de conflits ou pour des mesures préventives de la guerre.
Le gender gap dans le domaine de la violence ne renvoie pas à la biologie mais à la société et à la socialisation différentielle des garçons et des filles, des hommes et des femmes adultes. Jacques Monod, prix Nobel, l’a proclamé « il n’y a pas de gène qui détermine les hommes à être violents ».
Ce sont ces avancées féministes et féminines en faveur d’une paix durable que je veux souligner ici par quelques exemples.
En cas de conflit déclaré, les femmes se mobilisent collectivement plus souvent et plus durablement que les hommes pour prôner la négociation à la place de la violence. De la première grande guerre jusqu’à aujourd’hui les exemples sont innombrables. Ainsi en 1917 les femmes avocates, juristes, médecins et professeurs des pays en guerre ont organisé un grand Congrès à la Haye où elles ont demandé l’arrêt de la guerre et la négociation et envoyé des « ambassadrices de la paix » à tous les Etats belligérants. Les hommes n’en ont pas fait autant même si des voix célèbres se sont élevées contre la boucherie effroyable de la guerre 1914-1918.
Plus récemment les « Femmes en noir » israéliennes et serbes se sont réunies toutes les semaines respectivement dans les rues de Jérusalem et de Belgrade avec les femmes qu’on leur présente comme leurs « ennemies » pour demander avec elles la fin de la guerre et des violences en accordant satisfaction aux justes revendications des minorités opprimées.
La démythification des préjugés immémoriaux représente la principale contribution des femmes à la prévention des conflits :
Plus souvent que les hommes, elles rejettent le slogan « si vis pacem para bellum » (si tu veux la paix, prépare la guerre). Elles ont montré au contraire que ce slogan était trompeur et conduisait à la guerre et qu’il fallait le remplacer par cette sentence : « si tu veux la paix , prépare la paix » en instaurant la justice entre les peuples et les groupes humains que leurs dirigeants jettent les uns contre les autres. En outre, les accords de paix doivent respecter le droit international qui interdit de punir les populations civiles des crimes de leurs dirigeants. C’est dans cette perspective qu’elles se sont opposées aux clauses draconiennes du traité de Versailles en 1918 pour le peuple allemand en prophétisant que ce traité risquait d’engendrer haine et frustration chez ce peuple, ce qui n’a pas manqué de se produire.
Leur refus de la guerre comme solution d’un conflit les amène à déglorifier la guerre et le guerrier, ce dernier étant le symbole d’une société patriarcale où la violence à l’égard des femmes dans la vie privée se répète dans les violences des guerres.
Quand on veut prévenir le génocide, on ne pratique pas la culture de l’impunité ou la relaxe comme le font les Etats ou l’ONU à l’égard des responsables politiques et militaires de crimes de guerre et des crimes contre les droits humains (voir Pinochet, Radko Mladic et Karazdic, les Khmers Rouges, etc.) car c’est là une assurance d’impunité offerte à tous les ambitieux de la planète tentés d’utiliser les différences interethniques pour déclencher un génocide.
Les femmes d’Europe, d’Amérique Latine et du monde entier ont été et sont encore à l’avant garde des manifestations et des actions collectives pour que des tribunaux soient créés comme le TPIY afin que les criminels de guerre soient jugés et châtiés. Il en est ainsi des femmes de Srebrenica en Bosnie et des « Mères pour la paix » en France qui exigent les unes et les autres le châtiment des plus hauts responsables des atrocités commises en Bosnie-Herzégovine ainsi que les réparations qui s’imposent.
Ce faisant, elles révèlent que la paix se bâtit avant tout sur la prévention par la justice car après le début des violences de la guerre, il est difficile de les arrêter
Qu’est ce d’ailleurs que la prévention sinon l’application du principe de précaution ? Dans leurs ambitions prométhéennes d’expansion et de pouvoir à tout prix, les hommes méprisent le principe de précaution que les femmes moins ambitieuses respectent et promeuvent.

Conclusion

Les femmes ne sont ni meilleures ni pires que les hommes, simplement, elles n’ont pas été corsetées par les mêmes injonctions, les mêmes institutions, les mêmes images, la même socialisation basée sur la violence.
Il en résulte que les femmes sont les seules à avoir bâti des mouvements sociaux, comme le mouvement féministe, qui n’ont jamais recouru à la violence militaire ou armée pour obtenir satisfaction. Ainsi de la lutte des Européennes pour l’accès à l’éducation et aux droits politiques, pour l’égalité juridique dans le couple et la famille, pour le droit à la contraception, à l’avortement et à la parité.
Certes, il y a eu aussi eu des hommes qui ont refusé de glorifier la guerre et le guerrier, de bâtir la paix sur l’injustice, et sur l’impunité mais ce sont généralement des voix isolées.
Ils n’ont pas aussi souvent que les femmes formé des mouvements et conduit des actions collectives :
- pour exiger en 1917 de la part de tous les Etats belligérants d’ « arrêter la tuerie »,
- pour demander en 1918 comme les femmes de la LIFPL d’ « arrêter la famine et les privations qui déciment le peuple allemand »,
- ils n’ont pas été aussi nombreux à dénoncer et à se mobiliser concrètement contre le blocus de l’Irak qui a déjà fait 400.000 morts chez les enfants irakiens.
- ils n’ont pas initié comme les femmes des mouvements collectifs qui, en Italie, en Espagne, en Bosnie, en France, en Algérie, en Argentine, au Brésil, au Rwanda, etc. descendent dans la rue ou manifestent autrement pour dire « on ne veut pas de l’impunité des criminels ».

Je crois avoir ainsi démontré que les femmes contribuent plus que les hommes à l’avènement d’une citoyenneté planétaire qui reconnaît les droits humains à tous et à toutes, et en priorité le droit de ne pas être tué, même quand les Etats dont elles dépendent leur désignent des ennemis à abattre. Ce faisant, elles contribuent plus souvent que les hommes à la création d’une paix durable et non pas éphémère.
Une conclusion pratique s’imposerait : puisque les femmes représentent un potentiel plus grand que les hommes pour l’avènement d’une paix durable, ne conviendrait-il pas de leur donner la priorité dans toutes les instances de décisions, politiques ou autres, nationales ou internationales, où elles pourraient actualiser ce potentiel ? A constater l’état de non pouvoir où les hommes cantonnent les femmes , on peut se demander si la paix durable leur tient à cœur. Leur socialisation millénaire dans la violence les amène à valoriser, quand ce n’est pas à aimer, la guerre et le guerrier.
Ne peut-on commencer dès maintenant à exiger que les femmes soient présentes à parité avec les hommes à toutes les tables de négociation pour la paix ?

SPIP | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0