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Québec

Des féministes au service de l’environnement

lundi 1er avril 2002, par Dominique Foufelle

Fondé à l’initiative d’une femme passionnée d’ordinateurs, le Grenier de l’informatique a aujourd’hui pignon sur rue à Victoriaville, non loin de Montréal, et est vécu par la population comme un véritable service pour la préservation de l’environnement. Il milite aussi pour plus de femmes dans l’informatique.

Défini par Lise Desaulniers, sa créatrice, comme un centre de recyclage de matériel informatique, le Grenier de l’informatique propose des ordinateurs reconditionnés à faible coût (entre 300 et 400$ canadiens). Sa mission première est de rendre l’informatique accessible au public le plus démuni, en particulier les femmes, pour qu’elles trouvent plus facilement un emploi.
Mais, celle qui vient tout de suite après est d’ordre écologique puisqu’il s’agit de recyclage de matériaux électroniques, depuis les cartes en passant par les carters, les écrans, les câbles, les souris et tant de pièces devenues si précieuses. Tout est démonté, trié, puis recyclé (à hauteur de 90%) et vendu par pièces aux particuliers et par tonnes aux industriels. En particulier, les métaux précieux.

Une affaire qui roule


Vieux de moins d’un an, le grenier connaît déjà un vif développement. Même si l’entreprise a bénéficié au départ d’une aide du Fonds d’économie sociale, elle peut aujourd’hui envisager de s’autofinancer. Tous les bénéfices sont entièrement réinvestis : investissements, augmentation des salaires, embauches… D’ailleurs, le Grenier compte développer dès la fin de l’année une section gestion des matériaux non réutilisables (les 10% restants) qui va donner l’opportunité de créer quatre nouveaux emplois.
L’inscription d’emblée dans l’économie solidaire correspond également au choix de la qualité de vie des salariés. Aujourd’hui, deux personnes travaillent dans cette entreprise sans but lucratif qui est gérée par un Conseil d’administration de sept personnes dont quatre femmes. La présence de ces femmes est obligatoire et notifiée dans le règlement intérieur. Comme le souligne sa protagoniste, " au départ, l’idée est venue d’une femme ". Ensuite, le groupe de personnes qui a soutenu le projet était composé uniquement de femmes. Par ailleurs, ce métier, celui de l’informatique, est particulièrement peu féminisé. Alors, Lise Desaulniers a décidé d’ériger la parité comme un principe de base, une application directe et concrète des principes de politique de discrimination positive en somme.

Contact : mailto : legrenier@cdcbf.qc.ca

P.-S.

Joëlle Palmiéri

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