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Aide publique au développement

lundi 1er janvier 2001, par Nicolas Bégat

Fiche action concernant le 0,7% du PNB à l’aide publique au développement, mise à disposition par la Marche Mondiale des femmes

Texte de la revendication
L’investissement de 0,7% du produit national brut (PNB) des pays riches dans l’aide aux pays en voie de développement

Synthèse de la situation
Dans le contexte actuel d’augmentation constante de la pauvreté à l’échelle mondiale, il est indispensable et urgent d’ exiger des 21 pays les plus riches de la terre le respect et l’application de leurs engagements à consacrer 0,70 % de leurs PNB à l’aide publique au développement.

La mise en application effective de l’aide publique au développement des pays riches telle comme elle a été décidé il y a déjà plus de 30 ans dans le cadre du Programme des Nations Unies pour le développement -PNUD, pourrait jouer un rôle fondamental dans l’adoption des mesures spécifiques dans les pays appauvris pour éliminer la pauvreté de la majorité de la population en particulier celle des femmes et des enfants et garantir leur autonomie économique et social.

Si les 21 pays riches versaient 0,70 % de leur PNB, nous disposerions de 153 milliards de dollars par année. Ce montant est suffisamment important pour éliminer la pauvreté extrême d’au moins 1.5 milliards de personnes en moins d’1 an !!

Cette importante mesure de équilibrage mondiales de la richesse collective doit être intégrée à d’autres stratégies gouvernementales tant à l’échelle nationale, dans chaque pays riche et dans chaque pays appauvri, qu’à l’échelle internationale, pour que nous obtenions des résultats durables en matière de réduction de la pauvreté pouvant mener jusqu’à son élimination.

Le PNUD a évalué que si on ajoute 40 milliards de dollars US par année aux sommes déjà destinés à l’aide au développement on pourrait éliminer la pauvreté extrême , permettre l’accès universelle à l’eau potable et aux services essentiels comme la santé et l’éducation en quelques années.

Sans attendre la mise sur pied de politiques visant des changements structurels à plus longs termes, nous exigeons l ’adoption d’un échéancier de reprise de l’APD dans chaque pays riche visant à atteindre l’objectif de 0,7% au plus tard le 2015.

L’élimination de la pauvreté dépend avant tout de la volonté politique des gouvernements. et de leur engagement pratique

Il s’agit d’un objectif concret et réalisable à court terme.


Quelques données
- Selon la BM, 1.5 milliards de personnes vivaient avec moins de 1 $ US par jour à la fin de l’année 1999 ; c’est 200 millions de personnes de plus qu’il y a deux ans

- au tour de- 3 milliards de personnes vivent avec moins de 2 $ US par jour.

- parmi ces 4.5 milliards de personnes, 70 % sont des femmes et des enfants.

- 4 millions d’enfants qui naîtront au cours de l’année 2000 mourront avant d’avoir atteint l’âge de cinq ans
- chaque année 12.5 millions d’enfants de moins de 5 ans meurent dans les pays en voie du développement ; 9 millions de ces décès sont évitables.

- 44 % des personnes vivant en Afrique subsaharienne sont extrêmement pauvres. Selon le PNUD, chaque année, 25 millions de personnes de plus tombent sous le seuil de la pauvreté

Actions suggérées
Les coordinations nationales des 21 pays donateurs peuvent exiger de leurs gouvernements
a) qu’ils s’acquittent de l’engagement pris par leur pays depuis déjà plus de 30 ans et renouvelé dans les années 90 ; celui de réinvestir de façon massive jusqu’à 0,70 % de leur PNB pour l’APD des pays en développement.
b) qu’ils se fixent un échéancier d’augmentation de l’APD, très précis en terme de quantités et de délais.
c) qu’ils adoptent une politique d’aide transparente et une aide non liée.

Les coordinations nationales des pays en développement peuvent exiger de leurs gouvernements
a) qu’ils leur fournissent l’information concernant le montant reçu de l’APD, par année.
b) la mise sur pied d’une politique d’information et de transparence quant à la destination de l’APD.
c) une participation concrète à l’élaboration de la politique de répartition de l’APD qui doit être fonction des besoins essentiels déterminés par la Coordination nationale en alliance avec les autres organismes sociaux des femmes du pays, étant donné que ce sont les femmes les plus touchées par la pauvreté.


Le pouvoir que nous nous sommes données par la Marche mondiale des femmes nous permet d’exiger des actions concrètes de la part des gouvernements en vue de lutter contre la pauvreté et nous sommes décidées de prendre notre place

Aide publique au développement provenant des pays membres de l’OCDE 1997

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