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Womenaction au microscope

jeudi 1er juin 2000, par Nicolas Bégat


Lors de l’émission Cyberfemmes du 4 juin 2000, en direct de New York, pendant Pékin+5, Michèle Dessenne et Joelle Palmiéri se sont entretenues avec des membres de Womenaction venant des différentes régions :
- Asie : Maria Victoria Cabrera Balleza (Mavic) et Chat Garcia, toutes deux membres de APC Women Program (APCWA) en Asie
- Afrique : Sonja Boezak et Jennifer Radloff de APC Afrique Femmes
- Amérique latine : Anna Maria Portugal (Santiago, Chili) d’Isis international et Sally Bursh de Alai (AL Information Agency, section régionale de WA)
- Europe : Malin Bjork du Lobby Européen des Femmes (LEF) et Lenka Simerska de la Karat Coalition
- Karen Banks, cofondatrice de WA, membre de APC Women Program.
WA, créé en mars 99, regroupe des expertes du monde entier, d’environ 4 régions. Le but est de faire circuler l’info, de la traiter sans donner une image dégradante des femmes, comme sont largement tentés de le faire les médias traditionnels. Le site de WA est un portail sur les sites régionaux.

JP : quels sont les principaux objectifs de WomenAction ?

Karen Banks : L’APCWP , avec beaucoup d’autres organisations de femmes, a assisté en 99 à la rencontre du comité de préparation ici à NY aux Nations Unies.
Toutes sortes d’organisations ont réalisé que beaucoup de travail restait à faire pour que le plus de femmes possible aient accès à l’info sur le processus, la révision, et pour qu’elles puissent plus facilement s’impliquer...
Comment faire pour qu’elles puissent travailler dans leur région par une utilisation vitale et créative des médias ?

JP : en pratique, qu’est-ce qui a été créé depuis mars 99 ?

Karen Banks : WA, c’est 20-30 femmes d’organisations déjà très activement impliquées dans cette initiative. Cela nous aide à travailler ensemble, à partager l’info via un site web global. Beaucoup existaient déjà, et dans certains cas l’initiative WA a encouragé des groupes régionaux à se rassembler et former un site web. Il y a eu plusieurs listes de discussion, moyen de partager l’info électroniquement avec beaucoup de gens dans différentes langues fonctionnant régionalement et internationalement.
On a eu beaucoup d’ateliers de formation pour augmenter notre capacité d’utiliser la technologie internet ; on travaille avec des radio internationales, et on a fondé une très grande collaboration entre beaucoup de groupes de médias de femmes très puissants.

JP : le but principal est la section J de la plate-forme. Pouvez-vous expliquer ce qu’on a mis en place ?

Karen Banks : L’autre principal objectif de WA est de beaucoup se focaliser sur la section J de la plate-forme sur "femmes et médias". Cela implique souligner comment tout le monde des médias et d’internet a incroyablement changé depuis Pékin. Il y a beaucoup de choses dont nous devons être au courant en tant que femmes et en tant que "pratiquantes" des média : nous avons discuté de questions telles que la commercialisation, le monopole, la propriété des médias, l’exploitation des femmes à travers les médias, pour passer en revue le travail fait par les gouvernements pour mettre en œuvre ce qu’ils se sont engagés à faire il y a 5 ans concernant : l’augmentation de l’accès des femmes aux médias, la formation, les financements, les technologies, et aussi voir comment les médias présentent les femmes à la télé, la radio et les journaux. On a travaillé en groupes de discussions, par des rapports et évaluations qui évaluent où les femmes se situent dans toute cette sphère de médias et internet.



JP : pensez-vous que les technologies de l’information et de la communication (TIC) sont un but majeur pour nous, que depuis Pékin, l’augmentation des TIC est importante pour notre société civile ; sans les TIC serait-il possible de réaliser ce que nous faisons ici ?

Karen Banks : non ce ne serait pas possible ! La puissance des technologies nous aide à travailler très vite et très efficacement. Pour ceux qui ont accès aux NTIC c’est un moyen très puissant, rien que par l’e-mail. Toute cette initiative a été organisée via internet et beaucoup d’entre nous ne s’étaient jamais rencontrées auparavant.

JP : est-ce que WA survivra après Pékin+5 ?

Karen Banks : oui, absolument. Il y a un réel besoin et une réelle urgence que les femmes travaillent ensemble, se concentrent sur les questions importantes et les rendent accessibles à toutes les femmes du monde.

MD : beaucoup de gens disent que les TIC sont réservées aux pays riches : pense-t-on cela à WA ? Est-ce vrai ?

Karen Banks : on se l’est beaucoup demandé ; on doit savoir qu’il y a un grand risque que ces technologies marginalisent beaucoup de gens, surtout les femmes dans le monde. Il faut s’assurer que l’info est partagée par des liens avec les technologies traditionnelles, travailler avec la radio... Donc il faut travailler avec beaucoup de monde, les communautés de théâtre et les initiatives traditionnelles.

JP : Chat Garcia et Mavik, y a-t-il une spécificité dans votre région, quels sont les principaux buts et enjeux pour les femmes dans les médias en Asie ?

Mavik : quand on a commencé la consultation dans la région Asie-Pacifique, voici ce qui a été soulevé : des portraits négatifs des femmes sont véhiculés. On voit beaucoup de grandes compagnies multinationales venir dans notre région et y véhiculer des portraits de femmes négatifs ; même notre culture a été plus homogénéisée... Une autre question est le statut des femmes et leur participation dans les médias : elles continuent à être dans des positions les moins hautes, elles ne sont pas dans les postes de décision.

Chat : Deux autres points sont apparus fortement dans ce qu’on a coordonné :
1) le harcèlement sexuel des femmes par leurs collègues masculins, et leurs plaisanteries graveleuses continuent au sein des organismes de médias
2) la convergence des TIC avec les médias traditionnels : la plate-forme de Pékin pour l’action ne l’avait pas anticipés il y a 5 ans ; il y a eu un énorme développement dans ce domaine des médias ; quand on fait une revue, si cet aspect n’est pas dans le document, c’est difficile de l’évaluer ; ceci a vraiment affecté de façon prédominante les médias en Asie-Pacifique et même globalement.

JP : dans votre région, avez-vous essayé d’impliquer les médias traditionnels ? Est-ce possible pour les femmes de s’impliquer dans les médias ?

Chat : oui, les femmes ont toujours été impliquées dans notre région dans les médias traditionnels et de plus en plus de femmes entrent dans la profession ou l’industrie. Mais la question significative est : où sont-elles ?! Éditrices, reporters, dans la publication, présentatrices télé ou radio, dans la production créative ou dans les départements techniques ? Une recherche a montré que seulement 20% des femmes qui sont dans l’industrie de la radiodiffusion sont à un niveau moyen ou élevé de direction, on va regarder ça de plus près.

JP : développez-vous des activités spéciales en ce moment ?

Mavik : dans l’organisation avec laquelle je travaille en coopération avec WA, on a rassemblé 17 femmes de différentes régions du monde : des ONG de femmes et quelques journalistes. On a deux objectifs : former les ONG de femmes à conduire des campagnes média et communication, et toucher les principaux médias pour obtenir les informations et le développement ici.

Chat : on est aussi en train de lancer le nouveau "look" du site web d’échange de ressources des femmes asiatiques, qui est la porte de sortie régionale pour l’info Pékin + 5 qui est liée au réseau WA. Nous avons fait cela pour nous assurer qu’il y ait une continuité après cette revue Pékin + 5 ; beaucoup d’infos actuellement sur notre site web sont sur la revue P+5, mais nous réfléchissons à comment continuer.

MD : les médias traditionnels sont en général des industries qui ne sont pas là pour répondre aux besoins et demandes des populations, mais plutôt des gouvernements, des ... partenaires financiers ou des publicitaires ?
S’il y a plus de femmes à la tête de ces médias, cela va-t-il changer quelque chose ?

Chat : on ne peut garantir qu’il y aura changement si beaucoup de femmes accèdent à des postes de décision, mais si au moins nous atteignons une "masse" critique de, par exemple, 30% de femmes des ces organismes de médias, je crois que cela fera la différence ; on veut aussi éduquer les femmes journalistes elles-mêmes.

JP : Anna Maria Portugal et Sally Bursh, y a-t-il des spécificités régionales : l’Amérique Latine a-t-elle des objectifs spécifiques ?

Anna Maria Portugal : le panorama de la communication en AL concernant les femmes a changé dans les années 70 avec le développement d’une presse alternative des femmes liée à l’importance des mouvements de femmes en AL. Il y a une forte critique de la façon dont les femmes sont présentées dans les médias, de telle sorte qu’une stratégie de communication s’est développée dans différents groupes depuis les années 80 ; c’est aussi lié aux mouvements internationaux féministes en Europe et Amérique du Nord qui se sont développés dans les années 70 ; une vision s’est aussi développée qui consiste à donner des opportunités aux femmes, à travers des publications propices, mais il y a aussi une chance d’avoir des échanges... pour la divulgation des idées des femmes et des analyses.
En 83, il fut décidé d’ouvrir un bureau régional en AL à Santiago (Chili) : ce projet s’est présenté sous la forme d’une agence de communication pour l’AL et les Caraïbes, et à travers la publication de revues et le développement d’un projet d’ Isis international partant de la préoccupation... du processus de Pékin. WA est une part de ces préoccupations : la communication et la proposition que les femmes puissent accéder aux médias. Actuellement, il y a déjà 4-5 pays qui ont déjà un développement via les Nouvelles TIC qui permettent la diffusion d’infos vers les femmes.

JP : quelle est l’activité principale d’Alai et en quoi cela recoupe ou complète le travail d’Isis international ?

Sally Bursj : mon organisation Alai travaille sur l’info et a un programme pour les femmes ; en particulier, on travaille sur les questions de plaidoyer et de développement des politiques de propositions sur la communication. Alai a présenté des propositions à la conférence de Pékin en 95 sur les femmes et les NTIC... regardant non seulement le point de vue que les femmes aient accès à, et soient capables d’utiliser les NTIC, mais aussi que les NTIC soient un domaine stratégique pour l’accès des femmes au pouvoir et à la communication, et un domaine devenant de plus en plus lié aux voies de l’économie.
Donc la façon dont les NTIC sont développées dans le monde et les lieux où elles ne sont pas développées a beaucoup à voir avec les questions du développement et de qui aura accès à ... dans le futur, comment cela a un impact sur le développement et particulièrement sur les femmes qui sont peut-être mes moins susceptibles d’avoir accès aux TIC.

JP : avez-vous un programme de rediffusion de l’info, par les TIC, la radio...

Sally Bursh : on a un avantage qui est aussi un désavantage : l’AL a deux langues principales, l’espagnol et le portugais, elles/ils se comprennent, donc c’est plus facile de communiquer entre elles/eux, mais c’est plus difficile de communiquer avec les autres langues : la plupart des gens en AL ne connaissent pas l’anglais.
Un des grands enjeux est : comment on communique avec le reste du monde ? J’aime particulièrement le travail à travers l’info papier, en plus de notre site web, atteignant aussi les mouvements sociaux et les organisations de femmes, avec les infos par exemple sur les propositions féministes ; il y a beaucoup de travail d’intersection créant des ponts entre différents mouvements.

MD : j’ai entendu parler de féminisme, i.e. les médias que vous développez sont là pour rendre visible le travail des luttes des femmes. Vous définissez-vous comme féministes ? Ce qui n’est pas du tout le cas de toutes les femmes qui sont là à l’ONU en ce moment à NY !

Anna Maria Portugal : notre travail est absolument féministe ; nous venons d’expériences et de mouvements féministes , il y a une journaliste du Pérou qui véhicule les mouvements du féminisme depuis 25 ans ; notre travail a une perspective féministe de rupture ; ceci s’exprime parfaitement dans la publication que nous continuons, mais aussi à travers les mouvements populaires de femmes qui sont très importants en AL. En pratique, certaines sont féministes sans se sentir féministes ; la pauvreté est le problème principal, alors que le féminisme est un mot venant d’Europe et d’AN. Notre travail est féministe.

JP : Sonja Bojzak et Jenny Radloff, vos principaux buts pour les Africaines à propos des médias et de l’appropriation des TIC ?

Sonja Bojzak : Flamme est un programme régional de l’initiative WA. Quand on a voulu savoir ce que seraient les activités les plus bénéfiques pour les femmes en Afrique, on a établi les projets :
1) rassembler les femmes des ONG sur le net (environ 20 femmes) : voyons comment on veut construire un site web et son contenu ;
2) beaucoup de recherches ont été entreprises sur la façon dont les femmes n’ont pas accès aux TIC et pourquoi ; et on a regardé comment elles utilisent les TIC. On pense qu’elles doivent se les approprier et les utiliser pour se battre contre l’injustice ; on a regardé comment elles les utilisent ; ...quelles différences ca fait entre les gens...

JP : vous n’avez rien dit de la francophonie en Afrique : il y a deux langues, le français et l’anglais. Est-ce un problème ?

Sonja Bojzak : oui et non ; le site Flame est dans les deux langues, le français et l’anglais ; on s’assure de ne marginaliser personne encore plus via la langue ; ce n’est pas seulement en utilisant le site web, mais aussi en utilisant les autres réseaux qu’on a dans la région ; pour s’assurer d’atteindre les gens n’ayant pas accès au web, on imprime sur papier et on a aussi accès à la radio.

JP : on peut dire que l’Afrique est très concernée par l’analphabétisme : comment faites-vous ? Il y a beaucoup de langues, et beaucoup de femmes ne lisent pas du tout !

Sonja Bojzak : on travaille avec les radios communautaires ; en Afrique du Sud, les gens ont plus de radio que de lit par personne ! Les gens écoutent la radio dans leur langue : on a créé un site web , mais les gens des stations de radio qui ont accès au web peuvent lire nos infos audio et texte, et peuvent les faire entendre sur leur station ; et pour ceux qui n’ont pas radio on utilise le fax ou les cassettes aussi.

JP : comment accédez-vous à l’info ? L’Afrique est une immense continent, avec beaucoup de gens différents, des ethnies différentes, et beaucoup de conflits ; comment atteindre l’info et comment se coordonner ; comment obtenir des villages les infos sur des questions telles que la violence, etc. ?

Jenny Radloff : nous utilisons les radios communautaires, elles travaillent avec les ONG, qui savent ce qui arrive dans la vie quotidienne des gens ; la difficulté est de s’assurer que les réseaux sont vivants et qu’on a accès à l’info ; on travaille avec ces gens directement, ça fonctionne sur l’accès aux stations de radio, qui ont d’abord les technologies ou les infrastructures.

JP : mais c’est difficile pour certaines femmes de s’exprimer ou d’avoir accès à l’expression ?

Jenny Radloff : c’est un problème mondial, pas seulement africain, lié au problème du développement ; les NTIC ne sont pas la réponse à tout ; c’est la puissance des réseaux de bien se connaître, d’accéder à des infos particulières ; nous ne disons pas avoir accès à toute l’info ni à tous les réseaux, mais c’est pourquoi surtout en Afrique, les réseaux régionaux sont importants pour la communication ; celui de l’Afrique du Sud, SADIC, est en train de devenir un puissant réseau, donc dans cet région, on peut atteindre les gens, mais c’est un problème particulièrement avec Flame, l’initiative que nous sommes en train de construire, c’est essayer d’obtenir l’info de nos communautés. Je ne sais pas quelle est la réponse.


MD : effectivement, les NTIC sont un outil pour faire certaines choses, mais on n’a pas à les mélanger avec le fait qu’on veut changer ce monde, et ce n’est qu’un petit morceau pour le changer, mais pas le seul ?

Sonja Bojzak : je suis d’accord ; ce qui est très important, c’est qu’on ne peut pas séparer les technologies de "l’agenda activisme"... On utilise les NTIC pour changer le monde, pour faire une meilleure place aux femmes.

JP : Malin Bjork et Lenka Simerska : quels sont vos principaux buts ? L’Europe, c’est aussi, l’AN, et l’Europe c’est aussi l’Europe de l’Est ; d’abord l’Europe de l’Est : comment la Karat Coalition est-elle liée à WA ?

Lenka Simerska : La Karat Coalition est devenue partenaire de WA en 99 ; La Karat Coalition est essentiellement un réseau de femmes des ONG de la post-URSS et des pays en transition ; la région est très variée, donc je ne peux pas les représenter toutes : cela va de l’Asie de l’Est (Caucase) aux Balkans , de la République tchèque jusqu’à la Pologne, l’Allemagne... ; donc c’est difficile de dire que nous sommes un corps représentatif ; mais nous sommes plus ou moins un réseau de communication : c’est ainsi que nous sommes venues à WA.

JP : Pourquoi le Lobby Européen des Femmes appartient-il à WA ?

Malin Bjork : le LEF est une organisation parapluie pour les organisations de femmes dans l’UE ; on utilise les médias et les NTIC, mais peut-être pas leur potentiel au maximum : WA nous offre la possibilité d’avancer dans notre utilisation des NTIC.

MD : que fait le LEF ?

Malin Bjork : une de nos activités centrales est de faire pression auprès des institutions européennes pour une politique un peu plus féministe.
En plus, la moitié de ce travail est fait par nos membres : nous, on agit un peu au secrétariat de Bruxelles, mais ce sont nos membres qui font pression, et pour cela, il faut qu’elles aient l’info et qu’on arrive à joindre les femmes partout.

MD : cela signifie que vous pouvez travailler pour de nouvelles lois à l’Union Européenne ?

Malin Bjork : oui, avec beaucoup de patience !

JP : nous sommes la région la plus riche de l’Univers ; je crois que par rapport à ce que les autres disent, nous sommes un peu en retard

Lenka Simerska : oui, c’est vrai pour les grandes villes de Russie et les Balkans, mais pas pour la communication dans certaines régions récemment indépendantes de l’ex-URSS ; ce que nous devons faire maintenant, c’est attirer plus de femmes vers les nouvelles technologies car le fait que nous sommes mieux équipées ne veut pas dire que les femmes vont utiliser les TIC ; il n’est pas évident q’elles en ont entendu parler.

JP : notre problème principal en Europe et en Amérique de Nord est de rendre ces réseaux vivants et de les activer : que pensez-vous en tant que LEF ? Le LEF, c’est 2000 organisations ! Est-ce si facile, en plus dans une perspective féministe, chez nous en Europe, d’activer les réseaux ?

Malin Bjork : moi je trouve que non, ce n’est pas facile ; mais aussi surtout en AN et l’UE on devrait les utiliser plus , être plus en avance, mais il y a un décalage, et le mouvement féministe n’a pas su s’approprier les NTIC. .
C’est pourquoi une nouvelle plate-forme a été créée avec WA, qui est une plate-forme pour la grande Europe, incluant l’AN jusqu’à l’Asie de l’Est : beaucoup de travail reste à faire pour développer cette plate-forme.

Lenka Simerska : c’est grâce à WA que nous avons réussi à nous organiser, à développer notre propre site web et les discussions en ligne : merci WA !

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