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Réseaux africains

samedi 1er décembre 2001, par Nicolas Bégat

Alors qu’il est généralement de bon ton, en Occident, de se prétendre un média neutre, les journalistes africain-es se regroupent en réseaux, et œuvrent ouvertement pour les droits des femmes, le développement et la démocratie.

FAMW-SADC (Federation of African Media Women-Southern African Development Community) est la première organisation de femmes des médias à avoir été fondée dans la sous-région du sud de l’Afrique. Elle fédère des associations de professionnelles activistes du Botswana (BOMWA), de la Zambie (ZAMWA), de Tanzanie (TAMWA), de Namibie (NAMWA), du Malawi
(MAMWA), du Swaziland (SMEWA) et du Zimbabwe (FAMWZ).
L’aventure a commencé en 1977 à Kitwe, en Zambie, mais la Fédération a été officialisée en 1992, à Harare, Zimbabwe. Ce programme financé par l’UNESCO vise, d’une part à soutenir l’avancée des femmes dans la profession, d’autre part à utiliser les médias pour favoriser le développement et la défense des droits des femmes.

Journalistes engagées sur le terrain
Il ne s’agit en aucune façon d’une organisation corporatiste. Pour les journalistes membres, leurs avancées professionnelles dans le monde de la presse profitent à toutes les femmes, et à tous les exclus. Elles veulent d’ailleurs contribuer à ouvrir l’accès aux médias de ces exclu-es, aussi bien en tant que pourvoyeurs d’informations qu’en tant qu’utilisateurs.
La formation des journalistes est une des activités principales de FAMW-SADC, qui œuvre aussi sur les terrains social et politique. Les recherches permettent de dresser des états des lieux, qui eux-mêmes définissent le contenu des formations, et des campagnes de sensibilisation à la question du genre, ces dernières s’adressant tant au public qu’aux membres des médias, hommes ou femmes. Les informations recueillies sont diffusées le plus largement possible, dans la région elle-même, mais aussi au plan international, notamment auprès des Ong et organismes de développement.
Par le lobbying, la participation aux débats, l’organisation s’emploie à influencer les politiques locales ou nationales, en faveur des femmes. Elle a monté un programme de recrutement et formation pour les médias, destiné à installer l’égalité des chances.

Défendre la liberté des médias
Avec le même fonctionnement de réseau, MISA (Media Institute of Southern Africa) défend la liberté d’expression, l’indépendance des médias et le pluralisme de l’information.
L’objectif est de faire circuler les informations, non seulement entre les pays représentés (les mêmes, auxquels s’ajoutent l’Angola, le Lesotho, le Mozambique, l’Afrique du Sud et la Tanzanie), mais encore à travers le monde. Combien d’informations de première main nous parviennent-elles en effet d’Afrique, comme des autres continents hormis l’Europe et l’Amérique du Nord ?
MISA assure une veille, et via son site web, dénonce les atteintes à la liberté de la presse commises dans la région. Hélas ! cette rubrique nécessite des remises à jour fréquentes.

FAMW-SADC : http://www.sn.apc.org/sangonet/class99/famw/
MISA : http://www.misanet.org

P.-S.

Dominique Foufelle

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