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Women Action 2000

samedi 1er décembre 2001, par Nicolas Bégat

L’association Global Women Action 2000 (WA) est née le 25 novembre 1999 lors de la préparation de la quatrième Conférence Mondiale des Femmes qui se tenait à New York en juin 2000. De nombreuses organisations ont en effet pris conscience à cette date que, depuis la Conférence précédente à Beijing en 1995, la tâche à accomplir pour que les femmes accèdent à l’information, s’impliquent dans les médias et les NTIC et prennent le pouvoir dans ce domaine - le point J de la plate-forme de Pékin pour l’action « femmes & médias »- restait énorme. Il fallait préparer des moyens concrets d’évaluation des progrès des femmes dans ce domaine pour que les ONGs s’investissent dans ce travail et en appellent à la responsabilité des gouvernements à New York. Les femmes de WA se sont donc lancées dans ce chantier.

Tout d’abord, comment s’est constituée WA ? Sous l’impulsion de 20-30 femmes expertes du monde entier, elles-mêmes issues d’organisations déjà constituées, un site web global a été crée, véritable portail « fédérateur » de sites régionaux qui composent l’association. Le site englobe 5 régions : Moyen-Orient, Asie-Pacifique (AWORK), Europe/Amérique du Nord (ENAWA), Amérique Latine (Mujeres En Acción), Afrique (FLAME). L’initiative de WA a d’ailleurs encouragé certaines femmes à se rassembler entre groupes régionaux et à créer à leur tour des sites web ! Les multiples organisations qui composent le site sont très actives et très développées au niveau régional voire international. S’y trouvent les associations coordinatrices : Association for Progressive Communication Women’s Networking support Program (APC), International Women’s Tribune Center (IWTC). Puis viennent les Comités d’organisation de projets : ISIS-International, APC Afrique, ALAI (America Latina Agencia de información...). De plus, s’agglomèrent des membres du monde entier qui travaillent, entre autre, au contenu du site...

Quels sont les moyens d’action de WA ?
Au moyen d’ateliers de formation, d’échange d’info dans toutes les langues, les participantes ont pu renforcer leur maîtrise des outils web. Afin de faire circuler l’information à tous les niveaux, les membres de WA ont établi des liens avec des radios internationales et locales, avec des femmes travaillant dans le milieu des NTIC et des médias (TV, presse, cinéma). En outre, WA noue des relations étroites avec des réseaux de l’ONU et d’ONGs -comme WomenWatch- afin de promouvoir son action au niveau politique. Les financements émanent de contributions de Fondations, institutions internationales (l’UE), ONGs et ministères.
L’objectif étant non seulement de jouer le rôle de relais d’information, de redonner une place prépondérante aux perspectives de genre, contrairement à ce qui se passe dans les médias traditionnels, mais aussi (et surtout) d’étudier les moyens de faire accéder les femmes au monde des médias et des NTIC et d’évaluer les progrès en la matière depuis Beijing. WA s’est ainsi attelée à passer en revue le travail fait par les gouvernements (Rapports officiels et officieux) et, en particulier, leurs engagements à Beijing sur : l’augmentation de l’accès des femmes aux médias, la formation, les financements, les technologies. Les questions cruciales telles que la commercialisation, le monopole, la propriété des médias et l’image des femmes qui s’en dégage sont le ressort même de WA. La plate-forme d’action J (« femmes & médias ») du programme de Beijing a donc particulièrement concentré les énergies des participantes.

Quel futur ?
On pouvait penser que WA ne serait pas une association pérenne, qu’elle ne survivrait pas après New York mais en réalité, son activité s’en est trouvé renforcée pour que le projet « B+5 femmes et médias » ne reste pas lettre morte ! Une fois rentrées chez elles, les femmes ont vu dans ce réseau global, un moyen de garder contact et d’œuvrer ensembles. En parcourant le site, on s’aperçoit que les organisations régionales comme ENAWA agissent sur plusieurs fronts ! On peut suivre les récentes participations des organisations de femmes aux grandes manifestations internationales pour la paix, sur l’environnement, à la Conférence Mondiale contre le Racisme ou encore les débats concernant la défense des droits des femmes en Afghanistan.

P.-S.

Virginie COUSTET

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