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Pays de l’Asie-Pacifique : quels progrès depuis la Conférence de Pékin ?

mercredi 1er décembre 1999, par Nicolas Bégat

Sous les auspices des Nations Unies, plus de 400 représentants des gouvernements et des ONG de la région se sont réunis à Bangkok le 25 octobre dernier pour faire le bilan des progrès réalisés depuis la conférence de Pékin de 1995. Pendant 4 jours, les représentants des 60 pays de la région ont présenté leur rapport : mesures engagées, obstacles rencontrés ainsi que les plans d’action futurs par rapport aux douze points de la plateforme commune de Pékin.
Mais c’est la question de la mondialisation qui fut soulignée par les femmes asiatiques, laquelle, d’après elles, engendrent des dangers qui n’ont pas été suffisamment pris en considération dans la plateforme d’action de Pékin, à savoir les conséquences négatives de la mondialisation et des programmes d’ajustement structurels dans les différents domaines critiques identifiés à Pékin.
Fut dénoncé, en particulier, la dépendance croissante des pays en voie de développement vis-à-vis des nouvelles technologies agricoles introduites par les pays développés, ainsi que les répercussions négatives de certaines nouvelles technologies sur le chômage des femmes, lequel est déjà aggravé par l’actuelle crise économique asiatique.
Fut également dénoncée la privatisation accrue de l’éducation et de la santé en raison de coupes faites par les gouvernements dans les budgets sociaux, alors que les budgets d’armement, en particulier nucléaires, ont bénéficié d’augmentations substantiels dans certains pays.
Le lien entre les changements économiques provoqués par la mondialisation et l’augmentation des violences faites aux femmes fut aussi soulevé, qu’il s’agisse, par exemple, des déplacements à la recherche d’un travail à l’intérieur d’un même pays ou entre pays.
Enfin, l’augmentation des fondamentalismes religieux et leur violence ont découragé voire empêché les femmes à prendre des postes publics. De même, l’arrivée de gouvernements d’extrême droite ont eu des répercussions inquiétantes sur les droits de l’homme en général et plus spécifiquement sur les femmes, cela au nom des sacro-saintes traditions et de la religion.

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