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8 mars : opportunité des publicistes ?

jeudi 1er mars 2001, par Nicolas Bégat

Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’ils n’ont pas froid aux yeux, ces branleurs d’images et de slogans ! A en consulter uniquement le courrier électronique que nous avons reçu à l’occasion de la Journée internationale des femmes, la chasse est ouverte... Consommatrices, e-business women, cadres sup, et nous... sommes la proie d’une élite médiocre qui se jette sur les événements comme la petite vérole sur le bas clergé. Une fête comme les autres, ce 8 mars, puisqu’un coquin a même poussé le bouchon jusqu’à jeter une passerelle avec la fête des mères ! Et qu’on nous propose en vrac jobs dans des start-up prometteuses (" nous avons reçu votre CV ", ah bon ?), comités d’entreprise personnalisés (???), maquillage, kits de voyage (" safaris zen " !), chocolat...On nous a même exceptionnellement demandé notre avis concernant le futur maire de Paris : " Mesdames, si vous n’aviez qu’une seule chose à demander pour améliorer votre vie quotidienne à Paris : que demanderiez-vous, en tant que femme, en priorité au futur maire ? " Et en tant que " monchien ", on demanderait quoi ? Mais, messieurs, pour qui donc nous prenez-vous ? Pour des abruties, tellement plongées dans leurs couches-culottes et leurs soucis du repas et du câlin du soir, qu’on en perd tout discernement ? Et pour qui prenez-vous les mecs ? En considérant Les Pénélopes, sans nous lire, comme de la presse féminine puisqu’on parle gonzesses, vous excluez une grande part de notre lectorat. Eh oui ! les temps changent... Même des hommes lisent notre prose ! Par contre, s’il y a bien un sujet auquel vous vous intéressez : c’est leur bitte ! Pour preuve, cette innommable pub trouvée dans Entrevue pour vous vendre à vous, chers lecteurs, des loisirs par internet. N’avez-vous pas l’impression qu’on vous prend pour des bittes en réduisant votre possible habilité à réfléchir à votre organe le plus extérieur, seulement apte à fourrer tous les trous pour échapper à l’ennui ? Bon, j’arrête sinon je vais devenir vulgaire !

Joelle Palmieri

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