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Le violeur est à la maison

samedi 31 août 2002, par Claire Roumet

Une récente étude d’un institut de recherche anglais, le Home Office, sur les femmes victimes d’abus et de violences sexuelles en Angleterre et au Pays de Galle montre qu’une femme sur vingt a été violée depuis lâge de ses 16 ans. En l’an 2000, 61000 femmes ont été violées ce qui correspond à 10 fois le nombre de viols qui ont effectivement été déclarés à la police. A cela plusieurs raisons, la première est que le violeur est un inconnu dans seulement 8% des cas et que pour 45%, il s’agit du partenaire de la victime et il est difficile de dénoncer son partenaire à la police. Un tiers des victimes n’en a jamais parlé à personne. Ce sont pourtant les viols de personnes de l’entourage qui ont le plus de chances de se répéter et qui sont accompagnés d’autres violences physiques. La deuxième raison du faible nombre de viols dénoncés et donc de l’impunité qui en découle pour les violeurs, c’est le manque de considération de la police. Une femme sur cinq qui a informé la police du viol dont elle a été victime se dit insatisfaite de la suite donnée à sa plainte. Les plaintes ne deviendront des poursuites pour viol ou tentative de viol dans seulement 7% des cas ! Face à cette méconnaissance du phénomène, du côté des victimes qui se sentent en sécurité chez elles quand c’est le lieu le moins sûr (statistiquement) et de la police qui n’instruit pas les plaintes, le gouvernement britannique a décidé de mettre en place plusieurs campagnes d’information.

D’après un article d’Alan Travis, dans « The Guardian » du 23 juillet 2002

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