Accueil du site > Actualités > Afrique > La CFAM, des femmes actives

La CFAM, des femmes actives

lundi 2 juillet 2007, par David Boutigny

La CFAM, Coopérative Féminine des Art Ménagers, a été créé en 1975 à l’initiative de Mme Angèle Konate - qui en est toujours la présidente – afin de faire en sorte que le savoir-faire des femmes en matière d’artisanat se transforme en activités génératrices de revenus.

La CFAM, Coopérative Féminine des Art Ménagers, a été créé en 1975 à l’initiative de Mme Angèle Konate - qui en est toujours la présidente – afin de faire en sorte que le savoir-faire des femmes en matière d’artisanat se transforme en activités génératrices de revenus.
A l’origine, Mme Konaté était infirmière. De par son activité elle était très sollicitée par les femmes de son quartier, qui n’ayant pas les moyens d’avoir accès au services médicaux s’adressaient à elle pour des questions de santé. D’autre femmes venaient également la voir, juste pour des raisons financières afin qu’elle puisse les aider ne serait-ce qu’à survivre.
La maison d’Angèle voyait donc passer un nombre élevée de femmes en détresse. Angèle ne voulait cependant pas que ces femmes démunis ne comptent que sur l’assistanat et elle cherchait un moyen de les rendre autonomes. Sans être uniquement le fruit du hasard la CFAM est née de l’un des passe-temps d’Angèle : la couture.
Quand les femmes passaient chez elle et qu’elles voyaient ses travaux de couture, elles lui disaient qu’elles aussi pouvait faire la même chose, mais qu’elles ne savaient pas comment les vendre. L’idée de la création de la CFAM était né. Au départ rassemblement informel, elle est devenue une coopérative en 1983 et a ouvert une boutique ainsi qu’un atelier de travail.
Elle compte désormais une cinquantaine de femmes dont plus d’une trentaine travaille à la réalisation de Bogolan, de Batik, de broderie sur nappes et serviettes, de bijoux mais aussi de travaux de vanneries que l’on peut acheter à la boutique, sur des marchés locaux, mais également à l’étranger, où la CFAM réalise 90% de son chiffre d’affaire en écoulant ses marchandises dans des boutiques de commerce équitable.
Malgré de nombreuses difficultés rencontrées depuis sa création et pour la plupart indépendante de leur volonté – révolution burkinabaise et le départ de nombreux expatriés qui constituaient une grande partie de sa clientèle, arrivée sur le marché de textiles industriels en provenance d’Asie à des coûts tellement bas que les femmes travaillant de façon artisanale ne pouvait pas rivaliser – la CFAM a toujours réussi à s’en sortir, à trouver de nouvelles solutions, à faire en sorte d’apporter un deuxième revenue au foyer et que le regard porté sur les femmes au Burkina s’améliore.

SPIP | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0