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De l’art de la rébellion

jeudi 31 mars 2005, par Dominique Foufelle

A l’île Maurice, Lindsey Collen est connue en tant que militante de gauche proche des syndicalistes, militante pour la langue créole et porte-parole du Muvman Liberasyon Fam. Elle est aussi commentatrice politique, enseignante, traductrice. A l’étranger, elle est surtout connue pour son écriture féministe engagée.

Entretien avec Lindsey Collen, écrivaine et militante à l’île Maurice. Paru dans Nouvelles Questions Féministes, volume 23/2 (juin 2004), pages 97-111. Editions Antipodes.
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Dans le cadre de mon séjour de recherche à Maurice, j’ai eu le privilège de rencontrer Lindsey Collen, et de m’entretenir avec elle des luttes dans lesquelles elle est impliquée. A l’île Maurice, Lindsey Collen est connue en tant que militante de gauche proche des syndicalistes, militante pour la langue créole et porte-parole du Muvman Liberasyon Fam. Elle est aussi commentatrice politique, enseignante, traductrice. A l’étranger, elle est surtout connue pour son écriture féministe engagée [1]. Actuellement, avec des membres de Lalit, de Ledikasyon pu Travayer et du Muvman Liberasyon Fam [2], elle lutte contre la base militaire américaine de Diego Garcia, une île de l’archipel de Chagos dans l’océan Indien. Au forum social de Mumbai en janvier 2004, elle a lancé la campagne pour un projet de traversée contestataire en bateau jusqu’à Diego Garcia, dont depuis 34 ans une grande partie de la population a été déplacée à Maurice, parce que les Anglais ont cédé l’île aux Américains, qui en ont fait la plus grande base militaire dans l’océan Indien [3]. Au-delà de la lutte, de la lecture des destins féminins à Maurice, j’ai également voulu apprendre de cette militante de longue date où elle puisait sa motivation, son énergie pour la réflexion, la résistance, la rébellion et le changement.
Depuis son enfance, Lindsey Collen sait ce que rébellion veut dire. Son père, un magistrat sud-africain qui ne soutenait pas le régime de l’apartheid, était souvent envoyé dans des régions « à problèmes », problèmes dont sa maman lui expliquait la signification profonde. A son arrivée à l’université de Witwatersrand à Johannesburg, en Afrique du Sud, où elle fera ses études en littérature, Lindsey Collen commence à s’impliquer dans la politique estudiantine nationale. Elle édite un magazine littéraire, « Critique ». C’était également l’époque de la libération sexuelle, et dès ce moment, pour Lindsey Collen, corps humain et politique deviennent une seule et même chose. Après une période qui voit, en Afrique du Sud, le mouvement estudiantin noir de Steve Biko se détacher du mouvement des étudiant·e·s blanc·he·s (dans lequel se trouvait Lindsey Collen), une période où les vagues d’arrestations se succèdent, où la mort, le suicide, ou encore l’exil d’ami·e·s sont à l’ordre du jour, Lindsey Collen n’en peut plus et elle part aux Seychelles, puis à Londres, où elle étudie à la London School of Economics. C’est là qu’elle fait la connaissance de son futur mari, Ram Seegobin, un médecin et syndicaliste mauricien. En 1975, le couple s’installe à Maurice, précisément à Bambous, un village à l’infrastructure pratiquement inexistante, mais avec une population dynamique. Lindsey Collen et Ram Seegobin mettent sur pied une coopérative de santé et y travaillent jusqu’à la retraite de ce dernier et à la fermeture de la coopérative en décembre 2001.
Maurice fut colonisée et peuplée par les Français, puis devint, dès 1810, une colonie britannique. En 1968, l’île a obtenu l’indépendance et, en 1992, elle a adopté le statut de république. Ce jeune pays du Commonwealth a hérité du système politique britannique, organisé en démocratie parlementaire. Depuis son indépendance, il a toujours connu un gouvernement de gauche (du moins au niveau du discours), soit avec le Parti travailliste de Seewoosagur Ramgoolam, allié au Parti mauricien socio-démocrate (PMSD) de Gaëtan Duval ou au Mouvement militant mauricien (MMM) de Paul Bérenger (aujourd’hui premier ministre), soit avec le Mouvement social mauricien (MSM) de Anerood Jugnauth (aujourd’hui président) allié au MMM ou au Parti travailliste et au PMSD.
Si, pendant la colonisation française, ce sont surtout des esclaves d’Afrique qui furent « importé ?e ?s » dans le pays, un grand nombre d’immigré·e·s indien·ne·s arrivèrent à Maurice pendant la colonisation britannique, par le biais de l’« engagisme » [4]. A partir de la fin du XIXe siècle, des commerçants du Gujarat et de Chine s’établirent sur cette île de 1865 km2. Aujourd’hui, la population d’environ 1,2 million est composée majoritairement de descendant·e·s d’esclaves africain·e·s, mais aussi d’un groupe d’origine chinoise et d’un groupe d’origine européenne. Le multiculturalisme est un principe étatique établi, et les négociations individuelles ou collectives à ce sujet sont quotidiennes. En la matière, les Mauriciennes et les Mauriciens ont acquis une grande finesse d’évaluation Sur le plan économique, cette « île à sucre » [5] s’est transformée dans les années 1980. Le secteur de la production textile industrielle, notamment dans des « zones franches » [6], a été développé, et le tourisme (de luxe) est devenu le troisième pilier de l’économie. Dans les années 1990, le coût de la vie a augmenté [7]. Aujourd’hui, notamment du fait des négociations au sein de l’OMC, les acquis des quotas du sucre et des zones franches sont menacés [8]. L’orientation économique mauricienne actuelle privilégie le développement du secteur bancaire et la transformation de l’île en cyber-island à l’image de Singapour.
Malgré les gouvernements de gauche et l’élan initial d’un jeune pays indépendant en voie de développement, la promotion d’un état social à Maurice semble dans l’impasse. Le climat néolibéral du monde actuel n’arrange pas les choses. Aujourd’hui, les Mauriciennes et les Mauriciens profitent toujours d’une éducation primaire et secondaire gratuite, d’un système de soins de qualité, également gratuit, et d’une rente de vieillesse restreinte [9], mais versée sans distinction à partir de 60 ans. Par contre, les programmes de logements sociaux, qui sont toujours d’une grande nécessité [10], ont été réduits drastiquement, selon les souhaits du FMI. La gratuité du système de santé semble également en péril. Les allocations de chômage impayées constituent aussi un problème grave, et sont souvent l’objet de négociations syndicales.
Pour comprendre la situation des femmes à Maurice, il est utile de jeter un regard sur l’histoire coloniale. Mise à part la structure familiale chrétienne et patriarcale des familles franco-mauriciennes dominantes, il n’existe pas sur l’île de modèle familial monogame stable, du fait de l’esclavage et de l’engagisme, qui privaient les individus de leurs liens familiaux. Pour les femmes d’origine africaine ou indienne, les mariages forcés, les ruptures sans divorce possible, les cohabitations sans papiers officiels, la violence et le viol étaient (et sont encore) une réalité quotidienne. Certaines femmes mauriciennes sont arrivées à réévaluer ce passé d’oppression de manière positive [11]. L’absence de liens familiaux, qui les place dans une situation à la fois très douloureuse et très fragile, incite les Mauriciennes d’aujourd’hui à une certaine radicalité dans leurs décisions d’engagement ou de ruptures de relations conjugales. Même si les femmes représentent un cinquième des cheffes de famille, rares sont celles qui habitent seules, par exemple.
Cependant, au niveau politique général, le passé multiculturel et surtout plurireligieux de l’île Maurice peut avoir des retombées catastrophiques pour les femmes. Les formes (ultra-) conservatrices des religions chrétienne, hindouiste et musulmane ne favorisent pas l’émergence d’un modèle de femme autonome et indépendante. S’agissant de la domination masculine, le féminisme mauricien doit en fin de compte mener une lutte subtile contre le renforcement mutuel et les alliances désastreuses entre les forces fondamentalistes de l’Eglise catholique, de l’hindouisme et de l’islam. Cette lutte rend les femmes fortes.
Dans la période coloniale, toute personne opprimée était réduite à l’état de force de travail extrêmement bon marché. Il était considéré comme normal que les femmes travaillent comme domestiques ou dans les champs de cannes. Là, leur solidarité et leur capacité de négociation inspiraient le respect. Cet acquis continue à se manifester aujourd’hui à travers la gestion autonome des associations féminines villageoises [(<12> Les quelque 1000 associations féminines qui existent aujourd’hui à Maurice en témoignent, nous y reviendrons au cours de l’entretien.]]. Il semble avoir également permis aux femmes de se mobiliser, en 1937 et en 1943 [13], dans des mouvements de grèves visant à améliorer les conditions de travail. Les femmes participèrent aussi à des campagnes d’alphabétisation, celle-ci étant l’unique condition pour l’acquisition du droit de vote en 1948.
L’ouverture des premières usines de la zone franche, dans les années 70, a marqué le début, pour les Mauriciennes et aussi pour les femmes d’origine étrangère travaillant dans ces usines [14], d’un processus ambigu dont les conséquences n’ont pas encore été évaluées ni étudiées, et dont on n’a même pas encore pleinement pris conscience. Si, pour les Mauriciennes, il est devenu envisageable de sortir la nuit pour aller travailler, à condition qu’un bus les conduise de l’usine jusque devant chez elles, cette soi-disant conquête de l’espace de la nuit masque le fait que, dans les usines, ces femmes sont exploitées. Quant aux femmes d’origine étrangère, elles subissent une exploitation d’autant plus accentuée que non seulement elles ne disposent pas de leur maigre salaire, mais qu’en plus elles vivent souvent dans l’enceinte de l’usine, pratiquement sans possibilité d’en sortir. C’est une force des femmes à Maurice, dans leur lutte commune pour une amélioration des conditions de travail, de ne pas se laisser entraîner dans la logique des entreprises, qui licencient des Mauriciennes et engagent ensuite des femmes d’origine étrangère à des salaires encore plus bas. Les horaires, qui aujourd’hui atteignent, pour toutes, jusqu’à 60 heures par semaine, y compris une dizaine d’heures supplémentaires, obligent les Mauriciennes à modifier l’organisation du travail ménager et de la garde des enfants : elles ont beaucoup moins de temps pour s’en occuper [15]. Les conséquences de ce processus ne sont pas encore claires, mais les retombées sont importantes au niveau de la gestion du temps libre, pratiquement inexistant, comme au niveau des modèles de choix de partenaire ou de garde des enfants.
Malgré leurs activités économiques et associatives, les femmes sont aujourd’hui toujours absentes de la sphère politique nationale traditionnelle. Depuis 1969, un programme et un Ministère des Droits de la Femme ont été créés, mais ces ministres sont les seules femmes au gouvernement, hormis trois ou quatre députées sur un total de 70 parlementaires [16]. Jusqu’aux années 70, aucun mouvement féministe n’existait à Maurice.
Le Muvman Liberasyon Fam, dont Lindsey Collen est une des fondatrices, est né en mai 1977, au terme de 12 mois de débats où une trentaine de femmes décidèrent de l’orientation et de la structure de l’association. Ces femmes étaient issues des grèves des étudiant·e·s et des enseignant·e·s pour l’éducation gratuite, de la ligue féministe du MMM et des premières manifestations d’ouvrières dans la zone de libre échange, qui eurent lieu en 1975 et auxquelles participèrent des milliers de femmes [17]. Dès le début, le MLF mauricien a tiré sa force de racines et de traditions très diverses : il est à la fois intellectuel et ancré dans la culture ouvrière ; il rassemble plusieurs générations et profils de femmes, des collégiennes comme des ouvrières du textile ou des domestiques qualifiées. Ce large éventail se traduit dans le programme du mouvement, qui n’est pas une « organisation à thème unique », puisqu’il s’occupe autant des enjeux spécifiquement féminins que de la situation politique en général. Les campagnes du MLF pour le respect de droits minimum dans le mariage et le divorce, contre la discrimination sexuelle ou encore contre la discrimination dans la loi sur l’immigration et la déportation ont abouti. D’autres objectifs, comme la légalisation de l’avortement ou la condamnation du viol, restent des enjeux depuis les années 60, et la lutte doit continuer. Durant les cinq dernières années, le MLF s’est aussi engagé pour une égalité de genre dans tous les secteurs du travail et un traitement plus démocratique pour les femmes travaillant dans la zone franche. Une particularité du féminisme de Maurice me semble transparaître dans la dernière campagne du MLF sur la loi matrimoniale et d’autres textes qui y sont liés [18]. Le Code civil, le Code Napoléon, en principe toujours en vigueur à Maurice, remonte à 1835. Quoique fortement ancré dans la société mauricienne, l’esprit de ce Code, qui règle les relations entre femmes et hommes en matière de mariage, famille, héritage et propriété, est aujourd’hui mis en question par le MLF. Se basant sur l’histoire et sur l’expérience de l’esclavage et de l’engagisme, où la négation, pour une grande partie, des liens de parenté, change les données de la structure familiale, les femmes mauriciennes ont choisi de ne pas fonder leurs revendications sur le principe de l’individualisme, ni uniquement sur celui de l’égalité. Elle partent de l’idée d’une famille matricentrée, comprenant d’abord les femmes et leurs enfants. Les hommes et leur contribution, si les femmes le choisissent et si les hommes le veulent, sont les bienvenus. Mais les lois devraient d’abord tenir compte de la femme et de ses enfants en tant qu’unité légale. De cette manière, selon le point de vue des Mauriciennes du MLF, les femmes avec leurs enfants seraient plus autonomes, aptes à évoluer librement, et les hommes seraient également plus libres, dans le sens où la pression, l’obligation de subvenir à l’éducation des enfants n’existerait plus. Selon Lindsey Collen, l’idée centrale qui préside à cette conception de la famille est la suivante : libérés de toute contrainte et en même temps privés du droit de revendiquer leurs enfants, les pères pourraient choisir librement de contribuer aux dépenses ou pas. Dans beaucoup de pays européens, la logique prévalant dans les politiques publiques consiste à obliger les hommes à participer à l’entretien financier de la famille, au moyen d’amendes et de toutes sortes de mesures et de contraintes légales visant à les responsabiliser à tout prix. Dans le modèle mauricien, cette logique de la contrainte est brisée et transformée en une logique de libre consentement de la part des hommes. Mais il va de soi qu’une idée aussi radicale, même si elle est partagée par beaucoup de Mauriciennes, ne sera pas officiellement reconnue de si tôt par les hommes et surtout par les hommes politiques. Néanmoins, l’Etat mauricien a accepté d’attribuer un logement social aussi à des femmes sans partenaire et d’attribuer des terrains étatiques aux femmes et pas aux hommes, ce qui constitue un petit pas dans cette direction [19].

Lire l’entretien

P.-S.

Réalisé et traduit par Barbara Waldis pour Nouvelles Questions Féministes – juin 2004

Notes

[1] Ses livres principaux sont : Getting Rid of it, The Rape of Sita, There is a tide, Misyon Garson, Mutiny (cf. http://www.feministpress.org).

[2] Lalit est un petit parti politique mauricien, fondé dans les années 70 sous le nom de « lalit de klas » (la lutte des classes). Lalit se distingue par son analyse approfondie des problématiques liées aux rapports hiérarchiques et par sa mise en question radicale et publique de tout fondement communautariste (c’est-à-dire de tout raisonnement fondé sur un critère ethno-religieux) de la politique mauricienne. Ledikasyon pu Travayer (l’éducation pour les travailleurs) a également été fondé dans les années 70. C’est une association socio-politique pour la discussion et la diffusion d’idées progressistes par un travail d’édition et d’enseignement. Les liens personnels entre les membres de Lalit, de Ledikasyon pu Travayer et du Muvman Liberasyon Fam sont très étroits. L’historique et la philosophie du Muvman Liberasyon Fam seront expliqués à la fin de l’introduction.

[3] Lalit (2002, 8ed.). Diego Garcia in times of globalization. Port Louis : Ledikasyon pu Travayer (cf. http://www.lalitmauritius.com)

[4] L’engagisme, indenture ou coolie trade en anglais, est la forme de travail contractuel qui fit suite à l’esclavage, avec des conditions de travail à peine moins pénibles. Par le biais de l’engagisme, un nombre impressionnant de personnes, venant d’Inde mais aussi d’autres pays d’Asie, furent déplacées durant tout le XIXe siècle, notamment dans les « îles à sucre » britanniques.

[5] Depuis le XIXe siècle, on ne cultive sur cette île pratiquement que de la canne à sucre, destinée à la fabrication du sucre. La politique coloniale adoptée par les Britanniques est la même que, par exemple, à Trinidad, une autre île colonisée par les Britanniques, d’où le terme « île à sucre ».

[6] « Zones franches » est au pluriel parce qu’à Maurice chaque usine constitue une unité à part.

[7] Plus de la moitié de la population ne gagne que 3000 roupies, soit environ 100 CHF.

[8] Le modèle de développement du secteur textile est un grand échec de la politique du FMI, et la concurrence des pays asiatiques se fait cruellement sentir.

[9] 1790 roupies, soit un peu moins de 60 CHF.

[10] Actuellement, environ 50 000 logements manquent à Maurice. L’Etat en construit à peine 5000 par an (information fournie par une membre de Muvman Lakaz)

[11] Surtout en se réconciliant avec le fait que, leurs parents et leurs grand-parents ayant été des esclaves ou des engagés, leurs ancêtres sont souvent introuvables. Une caractéristique de la période de l’esclavage et de l’engagisme est justement la privation du droit aux liens familiaux.

[13] C’est le début d’une importante tradition et culture de grèves et de manifestations à Maurice. En plus, cette île connaît, avec plus de 300 syndicats, un des réseaux d’organisations ouvrières les plus denses du monde.

[14] La question peut se poser de savoir s’il ne s’agit pas là d’une nouvelle forme d’engagisme (cf. note no 4), vu les conditions de recrutement par des agences internationales dans des régions pauvres de Chine et d’Inde, une sorte de pratique postcoloniale qui ressemble de façon inquiétante au colonialisme proprement dit.

[15] Les femmes allogènes sont, comme pendant la période coloniale, privées de la possibilité d’avoir une vie familiale.

[16] Dans les élections partielles en décembre 2003, aucun parti n’intégrait de femme, voire n’avait réflechi à la participation féminine. Sur une quarantaine de candidats (pour un siège), la seule femme à se présenter le faisait en tant qu’indépendante.

[17] Toutes ces manifestations et ces grèves ont eu lieu pendant l’état d’urgence qui dura de 1971 à 1976.

[18] La Campaign on Matrimonial & Allied Laws a été lancée en septembre 2001, au congrès annuel. Les Mauriciennes revendiquent entre autres les changements législatifs suivants : introduction du divorce à l’amiable ; droit à un logement pour les femmes seules (divorcées ou non) ou avec des enfants ; dépénalisation de l’avortement ; pénalisation du viol ; orientation générale de la politique du gouvernement dans le sens de la reconnaissance de la femme et de ses enfants comme le centre de la famille.

[19] Merci à Anne Lavanchy et à l’équipe de NQF pour leurs lectures attentives.

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