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Non à l’excision : Sérénade a besoin de l’appui des femmes françaises !

, par Josefina Gamboa

Octobre 1998, informée des risques d’excision encourus par sa fille Laïla, Sérénade Chafik, française, mais née en Egypte, a saisi la justice française pour préserver sa fille de cette mutilation sexuelle (coutume pratiquée en Egypte sur 90% des femmes). Sous la pression de la diplomatie égyptienne, le Tribunal des Affaires Familiales lui déboute en s’appuyant sur le Code de la Famille égyptien, qui ne reconnaît aucun droit aux femmes. Elle décide alors de mener une lutte pour faire valoir ses droits et préserver l’intégrité physique de sa fille.
Deux fois, le président égyptien est intervenu contre elle. Il est vrai qu’elle a dévoilé la situation que vivent les femmes en Egypte. A travers l’histoire de Laïla, le gouvernement égyptien ne veut surtout pas qu’une tribune soit saisie pour dénoncer les violences faites aux femmes, que ce soit l’excision ou le Code de la Famille. Des banques, des grosses entreprises appartiennent à des intégristes. On comprend que le pouvoir leur fasse des concessions ! Et les plus faciles à faire touchent aux droits des femmes, car elles ne représentent pas de force économique. Aujourd’hui, 70% des femmes sont analphabètes et illettrées (études statistiques publiées en mars 96 par l’Union des Femmes Progressistes en Égypte). Elles sont de plus en plus nombreuses à vivre dans la misère, après veuvage ou répudiation. Une femme ayant des relations hors mariage risque 5 ans de prison pour prostitution ! Le père seul (ou sa famille), a l’autorité parentale, c’est lui qui décide du mode de garde, des droits de visite..."Je me suis remariée au Caire, et comme en Égypte seul le mariage religieux est possible, mon futur époux français a dû se convertir à l’islam. Il me protégeait ainsi de l’apostasie, par laquelle j’encourais la peine de mort, en cas de mariage avec un non musulman ! ", témoigne Sérénade.
La justice française lui a accordée le 12 mars 1999 un droit d’hébergement sur sa fille Laïla, pour la période des vacances d’été, à appliquer en France dès l’année 2000. Les juges ont estimé que c’était une garantie suffisante contre le danger que représente l’excision. Selon eux, il lui serait alors possible de vérifier l’intégrité physique de Laïla. Devant le tribunal, le père de Laïla s’était alors engagé à respecter cette décision. Or, celui-ci, au nom de la Charia (loi islamique), depuis 4 ans se moque de ses engagements. Les Ministères des Affaires Etrangères et de la Justice semblent subitement frappés de mutisme alors qu’ils n’ont pas hésité le 22 mars 1999, sous la pression du président égyptien, à renvoyer ma fille Laïla en Egypte sans assurer ni de sa sécurité ni de l’application de mon droit d’hébergement.
En septembre 2000, elle a porté plainte au Parquet de Nantes contre le père pour non-présentation d’enfant. Le 14 mai 2002, le procureur a reconnu la responsabilité du Parquet dans cette injustice. Le Tribunal Correctionnel a condamné le père de Laïla à deux ans de prison ferme, me donnant alors raison. Reste maintenant à traduire cette décision dans les faits .
Aussi, me fondant sur ce jugement, elle compte mener une action auprès des politiques pour qu’ils appliquent la loi et qu’ils fassent pression, comme ils auraient dû le faire depuis bien longtemps, sur le gouvernement égyptien. Elle choisit une pression médiatique le samedi 22 juin à Paris, devant l’Elysée afin d’obtenir un interlocuteur .

Sérénade demande de l’aide logistique :


- Soutien d’associations

- Contacts sur Paris

- Un Minibus sera organisé pour le départ de Nantes


Contactez-la au 02 51 11 08 66
ou bien par mail serenade.chafik @wanadoo.fr


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