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Pour qui le scandale arrive ?

dimanche 31 octobre 2004, par Dominique Foufelle


Tiens ! pour un peu, je me bafferais d’avoir écrit et ré-écrit qu’on ne parlait pas assez des femmes dans les médias ! Voilà qu’on en parle à longueur de colonnes, et que ça fatigue encore davantage.
Il paraît que les femmes sont bavardes et se mêlent de tout, mais franchement… Est-ce que je m’occupe, moi, de la façon dont les hommes se coiffent et s’habillent ? Est-ce que je leur intime l’ordre de procréer ? Est-ce que je viens leur dire ce qu’ils doivent faire de leur vie ? Est-ce que je leur inflige et impose une quelconque image d’eux-mêmes ?
Et pourtant... Que je te chamaille sur notre dos ! Pour ou contre la femme procréatrice, à l’Union Européenne… Pour ou contre le « droit de choisir » le hijab, au FSE… Pour ou contre le « droit » à se prostituer, dans les médias… Sont-ce là des questions pertinentes ?

Tiens ! pour un peu, je me bafferais d’avoir écrit et ré-écrit qu’on ne parlait pas assez des femmes dans les médias ! Voilà qu’on en parle à longueur de colonnes, et que ça fatigue encore davantage.
Il paraît que les femmes sont bavardes et se mêlent de tout, mais franchement… Est-ce que je m’occupe, moi, de la façon dont les hommes se coiffent et s’habillent ? Est-ce que je leur intime l’ordre de procréer ? Est-ce que je viens leur dire ce qu’ils doivent faire de leur vie ? Est-ce que je leur inflige et impose une quelconque image d’eux-mêmes ?
Ça ne partait pourtant pas si mal, avec une tendance à considérer les femmes, dans leur ensemble, non plus comme une engeance, mais comme une classe sociale notoirement discriminée, ayant néanmoins conservé une force de rébellion (et, compte tenu des siècles d’oppression, il fallait le faire !). Des personnes, en somme. Et voilà qu’à la vitesse grand V, on en revient à « la femme », dont il semble urgent de (re)définir le rôle. En reprenant les mêmes vieux poncifs, à peine accommodés à la sauce du jour – comment pourrait-il en être autrement puisque l’objectif reste identique : maintenir le pouvoir du patriarcat ?
Et que je te chamaille sur notre dos ! Pour ou contre la femme procréatrice, à l’Union Européenne… Pour ou contre le « droit de choisir » le hijab, au FSE… Pour ou contre le « droit » à se prostituer, dans les médias… Sont-ce là des questions pertinentes ?
Elles nous envahissent, et chacun-e, en y mettant son grain de sel, croit, en toute mauvaise ou bonne foi (puisqu’il s’agit, hélas ! ici moins de penser que de croire), contribuer à l’avènement d’un « autre monde » dont la « condition de la femme » serait le pivot.
Trop d’honneur, mon bon prince ! Laissez-nous donc nous réinventer nous-mêmes – si besoin est. Nous ne voulons être ni des enjeux de société ni des sujets de reportage. Juste des personnes libres de respirer.

P.-S.

Dominique Foufelle - octobre 2004

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