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Les droits sexuels au programme

samedi 31 janvier 2004, par Dominique Foufelle

La visibilité de cette question de la sexualité et des droits sexuels au FSM dénote une reconnaissance du fait que la construction de la "sexualité" est fondamentale en termes de production de l’exclusion et de soutien des rapports de pouvoir dans une société patriarcale.

Il est assez frappant de constater le nombre d’ateliers et de séminaires effectivement consacrés aux discussions et aux actions en rapport avec la sexualité et les droits sexuels – notamment, mais pas spécifiquement, la sexualité des femmes et leurs droits sexuels. Et cette question a été soulevée sans restrictions, posant la question de l’hétéro-normalité et d’autres structures du pouvoir patriarcal dans la construction de la "sexualité".
Il y a bien sûr les promoteurs habituels du choix personnel (principalement porté par les mouvements des LGBT – lesbiennes/gays/bisexuel(le)s/transexuel(le)s). Mais il y a aussi plusieurs groupes féministes qui, à ce stade, essaient de problématiser la notion de sexualité ; ils reconnaissent que les contextes social, économique et culturel affectent le "choix" à un point tel que le mot perd souvent tout son sens, s’il est interprété uniquement au niveau individuel.
Cette tension entre les stratégies collectives et individuelles a aussi été soulevée lors du dialogue féministe précédant le FSM à Mumbai. Le projet féministe doit rester un effort d’élaboration d’une stratégie qui ne permet pas seulement l’émancipation et la liberté sexuelle à un niveau individuel, mais pose cette question aussi à un niveau collectif et baisse les barrières structurelles au droit des femmes à la liberté et au plaisir sexuels.
Si nous échouons, beaucoup de femmes seront encore limitées à cause des barrières structurelles (pas individuelles).

P.-S.

Malin Björk – 18 janvier 2004
Traduction : Rachida Toudert

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