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Nous globalisons féminisme et anti-militarisme

samedi 31 janvier 2004, par Laurence

Une rencontre internationale de Femmes en Noir intitulée "Nous sommes en train de globaliser féminisme et anti-militarisme" s’est tenue à Belgrade au Centre pour la décontamination culturelle. C’est l’occasion de prendre des nouvelles de l’Est.

Le réseau international des Femmes en Noir comprend des militantes de tous les continents. Plus de 250 groupes de Femmes en Noir dans le monde sont visiblement actives dans la résistance des femmes contre la guerre, le militarisme, le fondamentalisme, toutes les formes de discrimination, bâtissant des liens de solidarité indépendamment des catégories et des frontières sociales, ethniques, religieuses. Le réseau international des femmes en Noir crée des politiques internationales alternatives basées sur des principes de non-violence, de féminisme et d’antimilitarisme.

Le réseau : rappel


Un des slogans du réseau est Pas en notre nom, qui signifie non seulement le rejet de toute forme de guerre et de militarisme mais aussi une position critique envers tous les gouvernements, et spécialement dans les sociétés et communautés dans lesquelles nous vivons. Les Femmes en Noir construisent une politique de désobéissance civile totale à toutes les formes d’homogénéisation ethnique ainsi qu’au contrôle des femmes.
Le réseau international des Femmes en Noir s’oppose à l’injuste mondialisation néolibérale de l’économie et soutient le travail de paix globale du mouvement altermondialiste à la recherche d’une mondialisation différente et équitable.

Chômage et montée des nationalismes

Du 26 au 28 décembre 2003, une rencontre de militantes de Bosnie-Herzégovine, de Croatie, de Slovénie, d’Allemagne, d’Italie, des USA et de Serbie-Monténégro s’est tenue à Belgrade. Quelques nouvelles...
Des militantes de Slovénie ont expliqué comment certains bâtiments militaires avaient été transformés en centres culturels et sociaux à l’intention de la société civile. Sur quoi Zajovic a fait remarquer qu’en Serbie "la nécessaire coopération entre les institutions et la société civile n’existait pas".
"Les Italiennes sont très préoccupées par la situation ici. Elles sont choquées par la montée du nationalisme, du clérico-nationalisme et du clérico-fascisme qu’elles considèrent, comme nous, comme les obstacles les plus importants au développement de la société civile et un des plus grands problèmes au sujet desquels les nouvelles autorités n’ont pas réalisé une rupture décisive, fondamentale et radicale avec la politique de l’ancien gouvernement." a insisté Zajovic.
Nela Pamukovic du Centre des femmes victimes de la guerre, à Zagreb (Croatie), raconta qu’après le régime de Tudjman, il y a eu des avancées positives en matière d’égalité entre les sexes mais qu’à présent, après les élections, on craignait de nouvelles attaques en matière de droits des femmes.
Jadranka Milcevic, de l’organisation Les femmes pour les femmes, expliqua que la situation concernant les droits des femmes à Sarajevo (Bosnie-Herzégovine), était très difficile, ce qui est illustré par le fait qu’entre juillet et septembre, le taux de chômage des femmes dans le canton de Sarajevo a augmenté de 14%.
Zibija Sarenkapic, une membre du centre culturel non-gouvernemental Damad à Novi Pazar (Serbie), a souligné que la position des femmes à Sandzak a encore été compliquée par l’influence croissante des groupes religieux.

P.-S.

J. Colak - 29 décembre 2003

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