Accueil du site > Humeur > Mieux vaut être riche et…

Mieux vaut être riche et…

mardi 30 septembre 2003, par Dominique Foufelle

On n’a vraiment pas de chance cette année : après la canicule, les réformes ! Avec les coupes qui se préparent dans le budget des ménages, c’est pas demain la veille qu’on va pouvoir s’occuper correctement de nos vieux ! Déjà, en tant que parent, il va falloir choisir : préparer des monceaux de gâteaux à vendre dans les kermesses pour financer les activités parascolaires,ou se résigner à ce que nos mômes ne sortent plus la tête du programme. Car l’Education Nationale, elle, ne donne plus de pépettes qu’au compte-gouttes pour soutenir les projets des enseignant-es. Il existe une autre solution, remarquez : dénoncer solidairement ce désengagement. D’une manière ou d’une autre, ça fait du travail supplémentaire. Or, ce n’est pas le moment de tomber malade !

On n’a vraiment pas de chance cette année : après la canicule, les réformes ! Avec les coupes qui se préparent dans le budget des ménages, c’est pas demain la veille qu’on va pouvoir s’occuper correctement de nos vieux ! Déjà, en tant que parent, il va falloir choisir : soit préparer des monceaux de gâteaux à vendre dans les kermesses pour financer les activités parascolaires, soit se résigner à ce que nos mômes ne sortent plus la tête du programme. Parce que l’Education Nationale, elle, ne donne plus de pépettes qu’au compte-gouttes pour soutenir les projets des enseignant-es. Il existe une autre solution, remarquez : se solidariser avec eux pour dénoncer ce désengagement. D’une manière ou d’une autre, ça fait du travail supplémentaire. Or, ce n’est pas le moment de tomber malade ! Ça va coûter de plus en plus cher, de se faire soigner convenablement et dignement. Mais peut-être que le chômage va baisser et qu’on aura des sous ? Restons confiant-es. Le gouvernement met en place une solution miraculeuse, réduire les charges patronales. Innovant, non ? Espérons que ça marche, parce qu’avec de moins en moins de fonctionnaires (mieux connus désormais sous l’appellation de "parasites") pour nous guider dans le dédale administratif, obtenir ses droits risque de devenir encore plus coton. On peut se consoler en se disant que de toute façon, on va faire des économies sur le budget loisirs, vu que quand il n’y aura presque plus d’intermittent-es, seuls survivront les spectacles qui ressemblent à la télé. A quoi bon se déplacer ? Et puis les vacances, avec l’état des plages… Vivement que la SNCF soit privatisée ! Ça limitera les liaisons aux trajets chers aux hommes d’affaires, et nos campagnes ne risqueront plus d’être envahies par des citadin-es en mal d’air respirable. C’est les chasseurs qui vont être contents ! Et les chasseurs, c’est sacré – pas vrai, Roselyne ? Bon, ben, on restera tranquillement chez nous, à reprendre des forces en prévision d’un éventuel enterrement des 35 heures. Dommage, parce qu’avec le budget dont va disposer le Ministère de l’Intérieur, les rues devraient devenir drôlement sûres. Croiser un flic à chaque coin, ça ne plaît pas à tout le monde, mais il faut savoir ce qu’on veut ! Les pays "du Sud" l’ont clairement exprimé à Cancùn : la dictature des multinationales, les privatisations à la sauvage, ils en ont ras-le-bol. Pas vous ?

P.-S.

Dominique Foufelle - septembre 2003

SPIP | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0