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Premier film, premier bilan

mardi 30 septembre 2003, par Dominique Foufelle

Le premier film Femmes en Réseau est en boîte ! Il est consacré à la SCIC (Société Coopérative d’Intérêt Collectif) multiservices Femmes Actives de Saint-Denis. Les membres du réseau se sont réunies le 10 septembre 2003 pour le découvrir ensemble, et tirer un premier bilan des sites web.

"Je ne me rendais pas compte !", s’est exclamé Djamila Maïni, présidente de Femmes Actives (www.femmes-actives.org), après que le générique de fin eut défilé. De quoi ? De l’énergie, de la détermination et de la joie dont elle et ses compagnes témoignent sur l’écran. "Nous, on est dedans, on fait.", a-t-elle expliqué, gagnée par l’émotion qui se dégage du film.
Les femmes présentes ont unanimement apprécié le reportage réalisé par Caroline Chomiki et Isabelle Maltese, qui communique une des valeurs les plus chères aux structures membres de Femmes en Réseau, l’échange. Un léger regret toutefois : que ne soient pas suffisamment mises en évidence les difficultés auxquelles se heurtent les alternatives économiques, et les discriminations auxquelles elles permettent à des femmes d’échapper. Caroline Chomiki en est convenue, expliquant que ne pouvant tout dire en 17’, elle avait privilégié ce qui l’avait elle-même frappée, la chaleur et le plaisir avec lesquels l’initiative était menée, en dépit des obstacles précisément. Les films suivants, vraisemblablement placés sous un autre éclairage, complèteront la thématique. Ce premier reportage témoigne de possibles. Il devrait inciter les citoyen-nes curieux à s’informer plus avant sur l’économie solidaire et les alternatives portées par des femmes.
Un film sera donc réalisé pour chaque structure membre de Femmes en Réseau, celui sur Déclic, qui produit à Saint-Denis une émission de radio citoyenne (www.declic93.org) en novembre/décembre 2003, les quatre autres en 2004. Les Pénélopes, maîtresses d’œuvre du projet, et les structures elles-mêmes les utiliseront comme support pour des rencontres et débats [1]

Sites web : un bilan positif


L’autre volet du projet, les sites web, sera bouclé en décembre 2003. Quatre sites sont en ligne : outre les deux déjà cités, www.azetta-tamazight.org présente un atelier de tissage réunissant des Berbères à Lodève, et www.femmes-dici-et-dailleurs.org une association marseillaise proposant des services traiteur et couture. Celui du collectif de plasticiennes La Luna, à Nantes, sera ouvert début octobre 2003.
Il s’agissait aussi, lors de cette rencontre, d’en vérifier les bénéfices. Pour Fatima Rhazi, de Femmes d’Ici et d’Ailleurs, ils se sont manifestés de façon très concrète par 23 commandes pour le service traiteur depuis la mise en ligne du site au 15 avril 2003. Si ces nouveaux clients ont trouvé le téléphone de l’association via le net, Fatima est restée fidèle à ses habitudes : les rencontrer pour mieux cerner et satisfaire leur demande. Djamila Maïni, de Femmes Actives, a signalé un gain de temps : aux personnes désirant obtenir des informations sur la structure, elle a conseillé la visite du site, qu’elle recommande également aux journalistes. Elle a constaté un bon retour des institutions, qui découvrent ainsi l’aspect humain d’une initiative qu’elles ne connaissaient guère que via des dossiers. Florence Thémia, de Déclic, a reçu des appels d’association défendant des objectifs similaires, qui pourraient déboucher sur des échanges ou partenariats futurs. Pour Azetta Tamazight, il était encore tôt pour juger des effets d’un site mis en ligne en juillet 2003. Mais Anne Delhaye a exprimé la satisfaction des tisserandes.
Le double objectif des sites, offrir une "vitrine" aux structures et promouvoir l’économie solidaire, semble donc avoir été atteint. En revanche, la possibilité de commande en ligne reste inexploitée : encore peu entrée dans les mœurs françaises sans doute, et peu compatible avec le souhait d’offrir des services personnalisés, démarche nécessitant un contact humain. Quant à la mise à jour de leur site par les structures elles-mêmes, elle n’est pas encore devenue un réflexe. La possibilité d’émettre une lettre d’information (Solidaires Infos) n’a encore été utilisée par personne. Celles qui ont déjà suivi la formation dispensée par Les Pénélopes ont fort bien assimilé le fonctionnement du logiciel de mise à jour SPIP, et la nécessité d’une actualisation des informations n’est remise en doute par personne – mais le temps manque pour la réaliser. De fermes résolutions d’y remédier ont été prises !
Le reste de la rencontre fut consacré à l’échange de nouvelles. Une fois de plus, la concordance dans les problèmes rencontrés et le besoin de mise en commun des solutions sont apparus comme une évidence. Sur la suggestion des participantes, une liste interne de liaison a été créée. Le dialogue pourra s’y poursuivre, et déboucher sur des entraides et partenariats. C’est l’objectif principal de Femmes en Réseau, et du Réseau International Femmes et Economie Solidaire (RIFES) dont il est le volet français.

P.-S.

Dominique Foufelle - septembre 2003

Notes

[1] Si vous souhaitez le diffuser dans ce cadre, vous pouvez en commander une copie aux Pénélopes (PAF : 10€).
21, rue Voltaire – 75011 Paris. Tél. : 01 13 71 09 37

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