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G8 2003 - Contre-sommet

Le mystérieux "Point G"

samedi 31 mai 2003, par Dominique Foufelle

Le Point G intrigue. Village alternatif féministe non-mixte, les femmes qui y particiênt organisent des débats sur la thématique du genre qui est le grand absent des débats du G8 et du contre-sommet.

Nadia et Nadège, deux jeunes filles lyonnaises, ont choisi de s’installer pour ce contre G8 au "Point G", village féministe non-mixte. Ce village a été créé par des jeunes filles membres des réseaux alter-mondialistes afin de donner un espace de discussion pour les femmes. Trop souvent, lors de débats mixtes, et même lorsqu’on arrive à appliquer une parité homme-femme à la tribune, les hommes dominent ces temps de parole ne laissant que très peu de place aux femmes. « Certains prétendent que c’est parce les femmes sont timides, alors que la plupart des femmes n’osent pas s’imposer à cause d’une pression sociale », souligne Nadia. Le Point G se veut une occasion pour les femmes de se réapproprier l’espace public autour de thèmes abordant non seulement la question du féminisme mais aussi du sida, de la pauvreté... « Et durant ces débats, il y a très peu de rapports de force, de problèmes de temps de parole, car ici nous ne sommes pas dépositaires d’un groupe identitaire, nous débattons juste en tant que femmes », déclare Nadège.

Aujourd’hui, le Point G regroupe une trentaine de femmes permanentes mais de nombreuses filles et femmes du village intergalactique (V.I.G.) et Village alternatif anti-capitaliste et anti-guerre (V.A.A.G.) viennent participer aux débats et ateliers, ainsi qu’aux assemblées générales qui définissent l’action mise en œuvre par le Point G, comme par exemple la manifestation nocturne de vendredi soir ou l’organisation de la conférence de Christine Delphi samedi à 15 heures. Mais la présence du Point G est assez mal comprise par une partie de la gente masculine du V.A.A.G. et du V.I.G. « Lorsque des espaces sont socialement non mixte, comme des femmes à la cuisine ou à l’accueil, cela ne dérange pas mais dès que des femmes choisissent de se regrouper dans des espaces non mixtes, ça énerve », répond Nadège. « On nous reproche d’être sectaire mais cela ne choque pas que les anarchistes et les autres tendances se soient regroupés entre eux », ajoute Nadège. Alors messieurs, on est vexé d’être exclu...

P.-S.

Sophie Caussanel - 30 mai 2003

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