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L’autre guerre de Bush : contre les femmes

lundi 31 mars 2003, par Manue

On penserait que Bush a fort à faire avec sa guerre illégale en Irak. Mais depuis le premier jour de son investiture, W n’a eu de cesse de miner les droits de la femme, sur tous les fronts, à l’intérieur des EU comme à l’international. La violente campagne contre l’avortement n’en est que la partie la plus visible.

On penserait que Bush a fort à faire avec sa guerre illégale en Irak. Mais depuis le premier jour de son investiture, W n’a eu de cesse de miner les droits de la femme, sur tous les fronts, à l’intérieur des EU comme à l’international. La violente campagne contre l’avortement n’en est que la partie la plus visible.
Stratégie n°1 : mettre à des postes-clés des amis peu enclins à l’’affirmative action’ ou aux aides sociales aux femmes vivant seules avec enfants, etc. des femmes de préférence, pour l’effet d’annonce. Exemple : Lynne Cheney, qui a hérité des portefeuilles sociaux liés aux femmes ; qui est aussi au CA du Forum Indépendant des Femmes, une organisation qui nie l’existence d’un écart de salaire entre hommes et femmes et demande la suppression de la Commission Fédérale des Droits Civils. Stratégie n°2 : sous prétexte de coupes budgétaires, fermer tous les bureaux et agences fédérales s’occupant des discriminations et veillant à l’application des lois de parité. Passons sur les mesures anti-avortement, ce serait trop long…
Côté international, Bush a retiré dès son arrivée les 34 millions de dollars d’aide au Fonds des NU pour la Population parce que le programme vise à l’éducation des femmes au planning familial. Les EU sont l’un des 3 pays qui n’ont pas signé la Convention des NU pour l’Elimination de Toutes les Formes de Discrimination Contre les Femmes. Bush se serait même opposé à des programmes spéciaux de réhabilitation des femmes victimes de crimes de guerre parce que celles-ci pourraient y recevoir information et soutien pour se faire avorter si elles ont été violées. La liste est loin d’être exhaustive hélas…
Source : Global Solidarity Network

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