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Arzu Abdullayeva, contre le nationalisme et les violences

samedi 25 janvier 2003, par Dominique Foufelle, Pénélopes

L’Azérie Arzu Abdullayeva n’a cure des droits nationaux, elle les oppose aux droits civiques pour lesquelles elle se bat.

La Commission Azerbaidjan de l’Assemblée des Citoyens d’Helsinki a connu des débuts difficiles, explique Arzu Abdullayeva aux participant-es du débat… Les notions de paix et des droits humains étaient pratiquement inconnues dans un pays en proie à un conflit armé avec l’Arménie juste après s’être libéré du communisme. Son combat donne à beaucoup de ses concitoyens des doutes sur sa santé mentale, ajoute t’elle avec humour. Et – mais elle n’insiste pas sur ce point – la met continuellement en danger.
Arzu Abdullayeva n’a cure des droits nationaux. Elle les oppose aux droits civiques, ceux qu’elle défend, à contre-courant d’un nationalisme exacerbé par l’Etat. Cette position fait de celles et ceux qui l’ont prise des "traîtres". Durant le conflit, elle était encore plus risquée. La Commission enquête sur les violences policières, soutient les victimes et leurs familles, procure une assistance judiciaire aux accusé-es dans les procès pour trahison, informe les citoyen-nes sur les conventions internationales qui théoriquement les protègent et entreprend de multiples actions pour les faire respecter…

Comme dans tous les pays où sévit un conflit armé, les violences s’étendent parmi les civils. Les femmes les subissent plus particulièrement, à la maison comme au travail. La Commission milite en faveur du respect de leurs droits, organisant et formant notamment des mères pour qu’elles deviennent aptes à assurer leur propre protection.

P.-S.

Dominique Foufelle - 24 janvier 2003

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