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La mondialisation des marchés du sexe

jeudi 31 octobre 2002, par Dominique Foufelle

La très grande majorité des analyses de la mondialisation capitaliste contemporaine ne prend pas en considération l’aspect planétaire de l’industrie du commerce sexuel. Ce secteur de l’économie mon-diale, en pleine expansion, qui produit des déplacements très importants de population et qui génère des profits et des revenus mirobolants, concentre, les caractéristiques fondamentales et inédites de ce nouveau stade de l’économie capitaliste.

La société bourgeoise, née de la violence, la reproduit constamment et en est saturée. Elle provient du crime et elle conduit au crime. [1]

Sa croissance fulgurante a également pour effet une remise en cause des droits humains fondamentaux, notamment ceux des femmes et des enfants devenus des marchandises sexuelles. La dynamique est telle que, depuis 1995, les organisations internationales adoptent des positions qui, après analyse et malgré un discours dénonçant les pires effets de cette mondialisation du marché du sexe, tendent à la libéralisation de la prostitution [2] et des marchés sexuels. En quelque sorte, ce que défend l’Organisation mondiale du commerce (OMC) en faveur de la mon-dialisation néo-libérale est actuellement relayé par divers organismes européens et internationaux, dont l’Organisation des nations unies (ONU), dans le domaine de l’exploitation sexuelle des femmes et des enfants.

Industrialisation du commerce sexuel et marchandisation


La mondialisation capitaliste implique aujourd’hui une " marchandisation " inégalée dans l’Histoire des êtres humains. Depuis trente ans, le changement le plus dramatique du commerce sexuel a été son industrialisation, sa banalisation et sa diffusion massive à l’échelle mondiale [3]. Cette industria-lisation, à la fois légale et illégale, rapportant des milliards de dollars [4], a créé un marché d’échanges sexuels, où des millions de femmes et d’enfants sont devenus des marchandises à caractère sexuel. Ce marché a été généré par le déploiement massif de la prostitution (effet, entre autres, de la présence de militaires engagés dans des guerres et/ou des occupations de territoire[<5> Voir à ce sujet, entre autres, Strudevant, S. P. and B. Stolzfus (ed.), Let the Good Times Roll. Prostitution and the U.S. Military in Asia, New York, The New Press, 1992.]]), notamment dans les pays nouvellement industrialisés, par le développement sans précédent de l’industrie touristique [6], par l’essor et la normalisation de la pornographie [7], par l’internationalisation des mariages arrangés [8], ainsi que par les besoins de l’accumulation du Capital.
Soutenir qu’il y a eu industrialisation du commerce sexuel relève d’une évidence : nous avons assisté, entre autres, au développement d’une pro-duction de masse de biens et de services sexuels qui a généré une division régionale et internationale du travail. Les "biens" sont constitués en grande partie d’êtres humains qui vendent des services sexuels. Cette industrie, qui se déploie dans un marché mondialisé qui intègre à la fois le niveau local [9] et le niveau régional, est devenue une force économique incontournable. La prostitution et les industries sexuelles qui lui sont connexes — les bars, les clubs de danseuses, les bordels, les salons de massages, les maisons de production de pornographie, etc. — s’appuient sur une économie souterraine massive contrôlée par des proxénètes liés au crime organisé et bénéficient aux forces de l’ordre corrompues. Les chaînes hôte-lières internationales, les compagnies aériennes et l’industrie touristi-que profitent largement de l’industrie du commerce sexuel. Les gouverne-ments eux-mêmes en bénéficient : en 1995, on a évalué que les revenus de la prostitution en Thaïlande constituaient entre 59 et 60 % du budget du gouvernement [10]. Ce n’est pas sans raison que ce gouvernement faisait, en 1987, la promotion du tourisme sexuel en ces termes : " The one fruit of Thailand more delicious than durian [un fruit local] its young women." [11]. En 1998, l’Organisation internationale du travail (OIT) a estimé que la prostitution représentait entre 2 et 14 % de l’ensemble des activités économiques de la Thaïlande, de l’Indonésie, de la Malaisie et des Philippines [12]. Selon une étude de Bishop et de Robinson [13], l’industrie touristique rapporte 4 milliards de dollars par année à la Thaïlande.
L’industrialisation du commerce sexuel et sa transnationalisation sont les facteurs fondamentaux qui rendent la prostitution contemporaine quali-tativement différente de la prostitution d’hier. Les consommateurs peuvent désormais avoir accès à des corps " exotiques " et jeunes, très jeunes même, à travers le monde, notamment au Brésil, à Cuba, en Russie, au Kenya, au Sri Lanka, aux Philippines, au Viêt-nam, au Nicaragua et ailleurs. L’industrie du commerce sexuel est diversifiée, sophistiquée et spécialisée : elle peut répondre à tous les types de demandes.
Un autre facteur qui confère un caractère qualitativement différent au commerce sexuel d’aujourd’hui concerne le fait que la prostitution est devenue une stratégie de développement de certains États. Sous l’obligation de remboursement de la dette, de nombreux États d’Asie, d’Amérique latine et d’Afrique ont été encouragés par les organisations internationales comme le Fonds monétaire internationale (FMI) et la Banque mondiale — qui ont offert des prêts importants — à développer leurs industries du tourisme et de divertissement. Dans chacun des cas, l’essor de ces secteurs a permis l’envolée de l’industrie du commerce sexuel [14]. Dans certains cas, comme au Népal, les femmes et les enfants ont été mis directement sur les marchés régionaux ou inter-nationaux (notamment en Inde et à Hong Kong), sans que le pays ne connaisse une expansion significative de la prostitution locale. Dans d’autres cas, comme en Thaïlande, l’effet a été le développement simultané du marché local et des marchés régionaux et internationaux [15]. Dans tous les cas, on observe que le mouvement de ces marchandises, tant à l’échelle trans-continentale que transnationale, va des régions à faible concentration de capital vers les régions à plus forte concentration. Ainsi, par exemple, on estime que depuis dix ans, 200.000 femmes et jeunes filles du Bangladesh ont fait l’objet d’un trafic vers le Pakistan [16], tandis que de 20.000 à 30.000 prostituées de Thaïlande sont d’origine birmane [17].
La mondialisation capitaliste se caractérise désormais par une féminisation de plus en plus importante des migrations [18]. Une bonne partie du flux migratoire se fait vers les pays industrialisés [19]. Les prostituées étrangères se situent évidem-ment dans le bas de la hiérarchie prostitutionnelle, sont isolées socia-lement et culturellement, et travaillent dans les pires conditions sanitaires possi-bles. Toute économie politique de la prostitution et du trafic des femmes et des enfants doit être fondée sur une analyse en termes classiques d’inéga-lités structurelles, de développement inégal et combiné, ainsi que de hiérar-chisation entre les pays impérialistes et les pays dépendants.
Le statut des femmes et des enfants a régressé : désormais, dans de nom-breux pays du tiers-monde ainsi que dans ceux de l’ex-URSS et de l’Europe de l’Est, sous l’impact des politiques d’ajustement structurel et de la libéralisation économique, les femmes et les enfants sont devenus de nouvelles matières brutes (new raw resources) dans le cadre du déve-loppement du commerce national et international. Du point de vue écono-mique, ces marchandises se caractérisent par un double avantage : les corps sont à la fois un bien et un service. Plus précisément, on a assisté à une marchandisation non seulement du corps, mais également à la marchan-disation des femmes et des enfants, d’où l’idée fréquente de l’apparition d’une nouvelle forme d’esclavage pour caractériser le trafic dont est l’objet des millions de femmes et d’enfants.

Ces réalités définissent les conditions et l’extension de la mondialisation capitaliste actuelle pour les femmes et les enfants exploités par l’industrie du commerce sexuel. Il faut ajouter d’autres éléments déterminants : le rapt, le viol et la violence ne cessent d’être des accoucheurs de cette indus-trie ; ils sont fondamentaux non seulement pour le développement des mar-chés, mais également pour la " fabrication " même de ces marchandises, car ils contribuent à les rendre " fonctionnelles " pour cette industrie qui exige une disponibilité totale des corps. Entre 75 et 80 % des prostituées ont été abusées sexuellement dans leur enfance [20]. Plus de 90 % des prostituées sont contrôlées par un proxénète [21]. Une étude sur les prosti-tuées de rue en Angleterre a établi que 87 % des prostituées avaient été victimes de violence durant les douze derniers mois [22] ; 43 % d’entre elles souffraient de conséquences d’abus physique graves. Une étude américaine a montré que 78 % des prostituées avaient été victimes de viol par des proxénètes et des clients, en moyenne 49 fois par année ; 49 % avaient été victimes d’enlèvement et transportées d’un État à un autre et 27 % avaient été mutilées [23]. L’âge moyen d’entrée dans la prostitution aux États-Unis est de 14 ans [24]. Dans de telles conditions, peut-on soutenir qu’il y a vraiment une prostitution " libre ", non forcée ?
Dans les pays où la prostitution est légalisée, sont employées massivement des prostituées étrangères, au statut précaire dû à l’immigration clan-des-tine, échappant aux normes sanitaires devant " protéger " et les pros-ti-tuées et les acheteurs de sexe.
Enfin, la prostitution se développe également à travers l’exploitation des femmes des minorités ethniques. Ainsi, en 1980, 40 % des prostituées de Taï-Peï (Taïwan) étaient d’origine aborigène, vraisemblablement objet d’un trafic [25]. À l’échelle mondiale, les clients du Nord abusent de femmes du Sud et de l’Est, au Sud lui-même les clients nationaux abusent de femmes et d’enfants de minorités nationales ou ethniques.

L’essor de la prostitution


Au cours des trois dernières décennies, la plupart des pays de l’hémisphère Sud ont connu une croissance phénoménale de la prostitution. Depuis une décennie, c’est également le cas des pays de l’ex-URSS et de l’Europe de l’Est et centrale. Des millions de femmes, d’adolescents et d’enfants vivent désormais dans les districts "chauds" des métropoles urbaines de leurs propres pays ou dans ceux des pays voisins. On estime que 2 millions de femmes se prostituent en Thaïlande [26], 300.000 aux Philippines [27], 500.000 en Indonésie [28], près de 8 millions en Inde (dont 200.000 Népalaises) [29], 1 à 1,5 million en Corée [30], 142.000 en Malaisie [31], entre 60.000 et 200.000 au Viêt-nam [32], 1 million aux États-Unis, entre 50.000 et 70.000 en Italie (dont la moitié provient de l’étranger, notamment du Nigeria), 25.000 aux Pays-Bas [33], entre 50.000 et 400.000 en Allemagne [34] (plus vraisemblablement 200.000 [35] — ces prostituées vendent des services sexuels à 1,2 million de clients par jour [36]) — et 200.000 en Pologne [37].
L’Unicef estime qu’un million d’enfants entrent chaque année dans l’indus-trie du commerce sexuel [38]. L’industrie de la prostitution infantile exploite 400.000 enfants en Inde [39] (où certaines religions légitiment la prostitution), 75.000 enfants aux Philippines [40], 800.000 en Thaïlande [41], 100.000 à Taïwan [42], 200.000 au Népal [43] de 100.000 à 300.000 enfants aux États-Unis (si on ajoute l’ensemble de l’industrie du sexe, les chiffres grimpent à 2,4 millions) et 500.000 enfants en Amérique latine. On estime qu’en Chine populaire, il y a entre 200.000 et 500.000 enfants prostitués. Au Brésil, les évaluations varient entre 500.000 et 2 millions [44]. 30 % des prostituées du Cambodge ont moins de 17 ans [45]. Certaines études estiment qu’au cours d’une année, un enfant prostitué vend " ses services sexuels " à 2.000 hommes [46].

Le trafic des femmes et des enfants


Parallèlement à l’essor de la prostitution locale liée aux migrations de la campagne vers les villes, des centaines de milliers de jeunes femmes sont déplacées vers les centres urbains du Japon, de l’Europe de l’Ouest et de l’Amérique du Nord pour "offrir" des services sexuels, dans le cadre d’une industrie sexuelle en pleine expansion dans les pays industrialisés, à une vaste clientèle masculine. Ces migrations de la campagne vers les centres urbains proches ou lointains ne donnent aucun signe de ralentissement [47]. Au contraire, tout indique qu’elles poursuivent leur croissance.
Le trafic des femmes et des enfants est pratiqué massivement à l’échelle mondiale. Les femmes et les enfants de l’Asie du Sud et de l’Asie du Sud-Est constituent le groupe le plus important : on évalue que 400.000 personnes par année sont l’objet dudit trafic. La Russie et les États indépendants de l’ex-URSS constituent le deuxième groupe en ordre d’importance (175.000 personnes par année). Suivent l’Amérique latine et les Caraïbes (environ 100.000 personnes) et l’Afrique (50.000 personnes) [48].
On estime à 150.000 le nombre de prostituées provenant des Philippines, de Taïwan, de Thaïlande et de Russie installées au Japon [49]. Année après année, 50.000 Dominicaines vont se prostituer à l’étranger, notamment aux Pays-Bas, où elles constituent 70 % des occupantes des 400 vitrines de prosti-tuées d’Amsterdam [50]. On estime à 15.000 les prostituées russes ou euro-péennes de l’Est qu’on retrouve dans les quartiers chauds d’Allemagne, pays où 75 % des prostituées sont d’origine étrangère [51]. 40 % des prostituées de Zurich sont originaires du Tiers Monde [52]. 500.000 femmes de l’Europe de l’Est et entre 150.000 et 200.000 femmes des pays de l’ex-URSS se prostituent en Europe de l’Ouest. On estime que 50.000 étrangères arrivent chaque année aux États-Unis pour alimenter les réseaux de prostitution [53].
Tous les ans, près d’un quart de million de femmes et d’enfants de l’Asie du Sud-Est (Birmanie, province du Yunnan en Chine populaire, Laos et Cambodge) sont achetés en Thaïlande, pays de transit, pour un prix variant entre 6.000 et 10.000 dollars américains. Au Canada, les intermédiaires paient 8.000 dollars pour une jeune Asiatique en provenance des Philippines, de Thaïlande, de Malaisie ou de Taiwan qu’ils revendent 15.000 dollars à un souteneur [54]. En Europe de l’Ouest, le prix courant d’une Européenne en provenance des anciens pays "socialistes" se situe entre 15.000 et 30.000 dollars américains. À leur arrivée au Japon, les femmes thaïs ont une dette de 25.000 dollars américains [55]. Les femmes achetées doivent rembourser les dépenses encourues par les souteneurs et travailler pour leur compte pendant des années.

Suite de l’article.

P.-S.

Richard Poulin, département de sociologie, Université d’Ottawa [55bis]

Notes

[1] Ernest Mandel, Meurtres exquis, histoire sociale du roman policier, Montreuil, La Brèche, 1987, p. 170.

[2] Il y a quelques mois, l’Allemagne verte et social-démocrate légalisait la prostitution.

[3] Barry, Kathleen, The Prostitution of Sexuality, New York & London, New York University Press, 1995, p. 122 ; Jeffreys, Sheila, " Globalizing Sexual Exploitation : Sex Tourism and the Traffic in Women ", Leisure Studies, vol. 18, n° 3, july 1999, p. 188.

[4] Selon le Political Economy Center Chulalungkborn University of Thailand, en 1993-1995, l’industrie mondiale du sexe a généré des revenus se situant entre 20 et 23 milliards de dollars américains, cité dans ECPAT Australia, ECPAT Development Manual, Melbourne, 1994, p. 29. D’autres enquêtes estiment à 52 milliards de dollars les revenus de l’industrie légale du sexe. Voir à ce propos, Leidholdt, Dorchen, Position Paper for the Coalition Against Trafficking in Women, Genève, 2 mai 2001, http://www.uri.edu1artsci/wms/hugues/catw/posit2.htm], p. 5.

[6] Voir, entre autres, Truong, T.-D., Sex, Money and Morality : Prostitution and Tourism in Southeast Asia, London, Zed Books, 1990.

[7] Voir à ce sujet mon livre, La violence pornographique. Industrie du fantasme et réalités, Yens-sur-Morges, Cabédita, 1993.

[8] Dans le cas de l’Australie, voir : " Love, Honour and Obey ", The Alternative, http://www.pastornet.net.au /alt/feb97/arranged.html.

[9] Effet de la mondialisation, Kathleen Barry, op. cit., p 126, rapporte que des villages entiers de pêcheurs des Philippines et de la Thaïlande se sont transformés en sites touristiques sexuels.

[10] CATWAP, Statistics on Trafficking and Prostitution in Asia and the Pacific, p. 1, http://www.codewan.com.ph/salidumay/discussions/articles/stats_prostitution.htm.

[11] Hechler, David, Child Sex Tourism, p. 2, ftp://members.aol.com/hechler/tourism.html.

[12] Jeffreys, Sheila, op. cit., p. 185.

[13] Bishop, R and L. Robinson, L., Night Market. Sexual Cultures and the Thai Economic Miracle, New York, Routledge, 1998.

[14] Hechler, David, op. cit., p. 2.

[15] Barry, Kathleen, op. cit.

[16] CATWAP, op. cit., p. 1.

[17] Ibid., p. 2.

[18] Santos, Aida F., " Globalization, Human Rights and Sexual Exploitation ", Making the Harm Visible, Hugues and Roche Editors, février 1999.

[19] Par exemple, la majorité des prostituées de la Nouvelle-Zélande est d’origine asiatique. CATWAP, op. cit., p. 4.

[20] J. C. Barden, " After release from foster care, many turn to lives on the streets ", New York Times, 1991, A1 ; Satterfield, S. B., " Clinical Aspects of Juvenile Prostitution ", Medical Aspects of Human Sexuality, vol. 15, n° 9, 1981. Ces données concordent avec celle d’une enquête que j’ai menée auprès des danseuses nues. Voir mon livre, Le sexe spectacle, consommation, main-d’œuvre et pornographie, Hull/Ottawa, Vents d’Ouest et Vermillon, 1994.

[21] Silbert, M. and A. M. Pines, " Entrance in to prostitution ", Youth and Society, vol. 13, n° 4, 1982. Voir également K. Barry, op. cit.

[22] Raymond, Janice G., " Health Effects of Prostitution ", Making the Harm Visible, Hugues and Roche Editors, mai 2001.

[23] Ibid.

[24] Voir, entre autres, Silbert M. and A. M. Pines, " Occupationnal Hazards of Street Prostitutes ", Criminal Justice Behaviour, n° 195, 1981 ; Giobbe E., " Juvenil Prostitution : Profile of Recruitment ", Child Trauma I : Isssues & Research, New York, Garaland Publishing, 1992.

[25] Barry, K., op cit., p. 139.

[26] Ibid., p. 122.

[27] CATWAP, op. cit., p. 4.

[28] Ibid., p. 3.

[29] Ibid., p. 2-3.

[30] Barry, K., op. cit., p. 122.

[31] CATWAP, op. cit., p. 3.

[32] Ibid., p. 5.

[33] Guéricolas, Pascale, " Géographie de l’inacceptable ", Gazette des femmes, vol. 22, n° 1, mai-juin 2000, p. 27-31.

[34] Oppermann M., "Introduction", in Oppemann M. (ed.), Sex Tourism and Prostitution : Aspects of Leisure, Recreation, and Work, New York, Cognizant Communication Corporation, 1998, p. 8.

[35] Cazals, Anne, op. cit., p. 60.

[36] Ackermann L. und C., Filter, Die Frau nach Katalog, Freiburg, Herder, 1994.

[37] Oppermann M., op. cit., p. 8.

[38] Unicef, Child Protection, wysiwyg :/47/http://www.unicef.org/programme/cprotec-tion/traf.htm, p. 1.

[39] Ibid., p. 2.

[40] CATWAP, op. cit., p. 4.

[41] Oppermann M., op. cit., p. 8.

[42] Unicef, Child Protection, op. cit., p. 2.

[43] ECPAT Australia, op. cit., p. 24.

[44] Unicef, Child Protection, op. cit., p. 2-3.

[45] CATWAP, op. cit., p. 2.

[46] Robinson, L. N., The Globalization of Female Child Prostitution, Indiana University, http://www.law.indiana. edu1glsj/vol5/no1/robonson.html, 4 juin 1998, p. 1.

[47] Santos, Aida F., op. cit.

[48] The Modern International Slave Trade, http://www.uusc.org/programs/index_frames.html?straffic2.html, 14 mai 2001.

[49] CATWAP, op. cit., p. 3.

[50] Guéricolas, Pascale, op. cit., p. 31.

[51] Oppermann M., op. cit.

[52] Ibid.

[53] O’Neill Richard, Amy, International Trafficking in Women to the United States : A Contemporary Manifestation of Slaverty and Organized Crime, DCI, Center for the Study of Intelligence, novembre 1999.

[54] CATW, " Factbook on Global Sexual Exploitation. Canada.", http://www.uri.edu/artsci/hugues/catw/Canada.htm, 29 avril 2001.

[55] CATWAP, op. cit., p. 1.

[55bis] Richard Poulin est professeur titulaire de sociologie à l’Université d’Ottawa. Il travaille depuis plusieurs années sur la question des marchés sexuels, plus particulièrement sur la pornographie, sujet sur lequel il a publié, entre autres, La violence pornographique, industrie du fantasme et réalités (Yens-sur-Morges, Cabédita, 1993). Il s’intéresse également aux questions ethniques et nationales. En 2000, il publiait La déraison nationaliste, conflits nationaux, pays " socialistes " et marxisme (Ottawa, L’Interligne).
Cet article a été l’objet d’une communication dans le cadre du Congrès Marx International III, dans la section Rapports sociaux de sexe, co-organisée avec les revues Nouvelles Questions féministes et Les Cahiers du genre. Une première version est parue dans Actuel Marx, n° 31, avril 2002.

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