Accueil du site > Actualités > Afrique > Excision : pas de répit pour les filles en Côte d’Ivoire

Excision : pas de répit pour les filles en Côte d’Ivoire

jeudi 31 octobre 2002, par Anne

Le village de Gbanfbegouine, à l’ouest de la Côte d’Ivoire, a fêté l’excision d’une dizaine de filles âgées de 4 à 15 ans, bien que la loi interdise ces mutilations. Pour les gens de cette région qui la pratiquent, l’excision est une étape importante, formatrice même, de la vie, ponctuée par une grande fête à laquelle doivent participer tous les membres de la famille, en général au début de la récolte du riz, première denrée alimentaire locale. Malgré l’information, la tradition est souvent plus forte, les filles acceptent l’excision pour ne pas être mises à l’écart et l’ arrêt de ces pratiques semble inconcevable. En Côte d’Ivoire, l’Association de défense des droits de la femme (AIDF) a fait beaucoup plus de tapage dans les zones urbaines qu’à la campagne, du coup, les familles des villes se retrouvent au village pour mutiler leurs filles. Les cas de résistance ouverte (ou cachée) à la tradition sont rares même s’ils existent, et permettent d’espérer un changement.

Source : Inter Press Service (IPS), Agence de Presse du Tiers Monde, d’après Doua D. Munkanouan

SPIP | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0