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L’APGL et la Cadac exclues du CSIS

lundi 30 septembre 2002, par Joëlle Palmieri

Suite à un arrêté du 6 août, il apparaît que l’APLG, Association des parents et futurs parents gays et lesbiens et la Cadac, Coordination des associations pour le droit à l’avortement et à la contraception, ne peuvent plus faire partie du Conseil supérieur de l’information sexuelle. Selon le Monde du 16 septembre, Nicole Ameline, la ministre déléguée à la Parité et à l’égalité professionnelle aurait été contrainte de céder aux pressions de certains députés en faveur des associations catholiques… Son cabinet a toutefois précisé que l’arrêté précédent du gouvernement Jospin en la matière comportait des erreurs techniques et que le CSIS ne peut comporter qu’un nombre limité de membres. L’exclusion de l’APLG et de la Cadac s’est ainsi faite au profit de deux associations au profil nettement plus conservateur. Maya Surduts, présidente de la Cadac et Carla Boni, représentante de l’APLG peuvent toutefois participer, " sur un strapontin " en qualité de " personnalités qualifiées " associées aux travaux de ce Conseil. Depuis 1974, le gouvernement consulte effectivement les associations œuvrant dans les domaines de l’éducation sexuelle, de la contraception et de l’avortement.
Le Monde explique que l’APGL avait été conviée à participer au CSIS en janvier 2001par Nicole Péry, alors secrétaire d’Etat aux Droits des femmes. L’APGL devait se faire le porte-voix des associations d’homosexuel-les. "Dans l’information sur la sexualité dispensée aux jeunes, parler de l’homosexualité n’est donc plus jugé important, déplore Martine Gross, qui préside l’APGL. C’est un net recul par rapport au gouvernement précédent."

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